Essonne : Il menace des enseignants devant une école de «venger le prophète», un homme en garde à vue


Illustration. (shutterstock)

Un homme a été interpellé par la police ce mercredi matin devant une école d’Athis-Mons (Essonne). A plusieurs reprises, il a proféré des menaces envers des enseignants.

Il va devoir s’expliquer devant les policiers. Un homme a été interpellé ce mercredi matin devant l’école élémentaire Jean-Jaurès d’Athis-Mons. Ce n’est pas la première fois qu’il était repéré à cet endroit. Ce mardi, une enseignante de cet établissement scolaire a déposé plainte contre lui, pour des menaces rapporte Le Parisien.

Le suspect est accusé d’être passé à deux reprises devant cette école alors qu’il faisait un footing et d’avoir hurlé : « Sur Allah le prophète, je vais te venger, ces saletés de profs vont payer ! ». Des déclarations inquiétantes qui font référence à l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine dans lequel le professeur Samuel Paty a été décapité.

Une enquête a été ouverte après ce dépôt de plainte et les policiers de Juvisy-sur-Orge ont pris le dossier très au sérieux. Des opérations de sécurisation ont été réalisées ce mardi à proximité de l’établissement scolaire, en plus des patrouilles en lien avec le plan Vigipirate qui est passé au niveau maximal « urgence attentat » jeudi dernier, après l’attaque de la Basilique de Nice.

Le mis en cause avait une nouvelle fois été repéré dans la journée de mardi, non loin de l’école. Une fois encore, il aurait menacé une enseignante, faisant des gestes de prière et levant le doigt au ciel selon le quotidien francilien. L’homme qui se trouve désormais en garde à vue est déjà connu des services de police.


Des élèves en garde à vue pour apologie du terrorisme

Plusieurs collégiens et lycéens ont été interpellés et placés en garde à vue ce lundi en France, après la matinée d’hommage à Samuel Paty, pour des faits d’apologie du terrorisme. Ils sont accusés d’avoir justifié l’attentat de Conflans ou d’avoir apporté leur soutien au terroriste.

Pas moins de 66 enquêtes pour apologie du terrorisme ont été ouvertes depuis la mort de Samuel Paty, suite à des signalements effectués sur la plateforme Pharos, a aussi annoncé le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin ce lundi.