Le rappeur Moha La Squale placé en garde à vue à Paris pour des violences conjugales

Mohamed Bellahmed a été interpellé dans la nuit de mardi à mercredi par les fonctionnaires du commissariat du XVIIIe arrondissement de Paris, après le signalement de cris provenant de son domicile. La compagne ou l'ex-compagne du rappeur a été prise en charge par les sapeurs-pompiers.
Le rappeur Moha La Squale placé en garde à vue à Paris pour des violences conjugales
Moha La Squale en juin 2018 sur le plateau de "Clique Dimanche" sur Canal+. (capture écran)
Par Stéphane Cazaux
Le mercredi 27 mai 2026 à 22:22

Le rappeur Moha La Squale a été interpellé et placé en garde à vue dans la nuit de mardi à mercredi, dans le XVIIIe arrondissement de Paris. Il est soupçonné de violences conjugales, a appris Actu17 de source proche de l'affaire.

Ce sont des voisins de l'artiste, de son vrai nom Mohamed Bellahmed, qui ont alerté la police peu après 2 heures, à la suite des hurlements d'une femme. Un témoin évoque "des appels à l'aide" de la victime. Rapidement sur les lieux, les forces de l'ordre ont pénétré dans l'appartement du rappeur. "Il a tenté de prendre la fuite par les toits avant d'être arrêté", explique une deuxième source.

La victime a été prise en charge par les sapeurs-pompiers. Une enquête a été ouverte et confiée à la brigade locale de protection de la famille (BLPF) du commissariat du XVIIIe arrondissement. Sollicité, le parquet de Paris n'a pas donné suite dans l'immédiat.

Déjà condamné pour violences conjugales en 2024

Mohamed Bellahmed est déjà bien connu de la justice. En septembre 2020, plusieurs jeunes femmes ont porté plainte contre le rappeur, qui s'est retrouvé au cœur du mouvement #BalanceTonRappeur sur les réseaux sociaux. Le parquet de Paris a alors ouvert une enquête pour violences et agressions sexuelles, avant sa mise en examen en juin 2021. L'artiste a ensuite enchaîné les déboires : placement en détention provisoire en juillet 2022 pour violation de son contrôle judiciaire, puis une nouvelle mise en examen pour viol, ajoutée au dossier en juillet 2022.

Assigné à résidence, il a pris la fuite à l'étranger fin 2023, avant d'être arrêté par la police allemande en vertu d'un mandat d'arrêt européen et remis aux autorités françaises début 2024. Le 5 juillet 2024, il a été condamné par le tribunal judiciaire de Paris à quatre ans de prison, dont trois ferme, pour des faits de violences conjugales, séquestrations et menaces de mort commis entre 2017 et 2021 sur six anciennes compagnes. Le rappeur a été libéré le 25 août 2025.