Le vendredi 13 février 2026 à 18:33 - MAJ vendredi 13 février 2026 à 20:57
Un homme armé d'un couteau a été neutralisé par balles par un gendarme à quelques pas de l'Arc de Triomphe et des Champs-Élysées à Paris (VIIIe arrondissement). Selon les premiers éléments, l'homme s'est jeté sur des gendarmes musiciens avec son arme blanche, peu après 18 heures ce vendredi, au moment du ravivage de la flamme. L'assaillant est grièvement blessé. Il a été impacté à trois reprises, selon des sources proches de l'affaire, et a été transporté à l'hôpital européen Georges-Pompidou (XVe arrondissement) en état d'urgence absolue. Son pronostic vital est engagé. Aucun gendarme n'aurait été blessé au moment de l'attaque. C'est un autre militaire de la gendarmerie, qui se trouvait à proximité, qui a ouvert le feu pour neutraliser l'agresseur.
Le suspect, âgé de 47 ans et de nationalité française, est bien connu des services de police, d'après les mêmes sources. Il faisait l'objet d'une MICAS et d'une fiche S (sûreté de l'État, ndlr), selon nos informations.
Les MICAS (Mesures Individuelles de Contrôle Administratif et de Surveillance) sont des mesures prises par le ministre de l'Intérieur à l'encontre de personnes représentant une menace particulièrement grave pour la sécurité et l'ordre publics. Instaurées par la loi SILT du 30 octobre 2017, elles permettent notamment d'imposer à un individu de ne pas quitter un périmètre géographique défini, de pointer régulièrement auprès des forces de l'ordre et de déclarer son domicile. D'une durée de trois mois renouvelable, elles ne peuvent excéder douze mois consécutifs.
Le parquet national antiterroriste s'est saisi de l'enquête
Le parquet national antiterroriste (PNAT) a annoncé une heure après les faits qu'il se saisissait de l'affaire. "En suite des événements intervenus le 13 février 2026 à Paris, le parquet national antiterroriste s’est saisi de ces faits et a ouvert une enquête de flagrance. Un magistrat du parquet national antiterroriste se déplace sur les lieux, à Paris", précise le PNAT dans un communiqué.
Une vidéo amateur publiée sur les réseaux sociaux montre l'assaillant qui vient d'être neutralisé. Attention, ces images peuvent choquer les plus sensibles.
PARIS : Un individu armé d'une arme blanche vient d'être neutralisé par balles aux abords de l'Arc de Triomphe après s'être jeté sur des gendarmes. Le monument a été évacué. L'individu est grièvement blessé. pic.twitter.com/jpQ5ta74zg
— Infos Françaises (@InfosFrancaises) February 13, 2026
Condamné pour avoir attaqué des policiers en 2012 à Bruxelles
Toujours selon nos informations, l'assaillant, Brahim Bahrir, avait été condamné en 2013 en Belgique pour avoir poigardé deux policiers en juin 2012, à Bruxelles. Le 8 juin 2012, ce Français alors âgé de 33 ans avait pris un Thalys depuis Paris pour se rendre à Bruxelles, où il souhaitait participer à une manifestation organisée par le groupuscule islamiste Sharia4Belgium. À la station de métro Beekkant, dans la commune de Molenbeek-Saint-Jean, il avait poignardé une policière dans le bas du dos avant de blesser deux autres fonctionnaires de police. Interpellé sur place, il avait déclaré être venu "faire la guerre sainte". Le 25 juin 2013, le tribunal correctionnel de Bruxelles l'avait condamné à 17 ans de prison pour triple tentative d'assassinat dans un contexte terroriste, port d'arme prohibée et rébellion.
Le suspect, né à Mantes-la-Jolie (Yvelines) en 1978, était actuellement domicilié à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Toujours selon nos informations, l'homme a appelé le commissariat de la ville quelques heures avant les faits, affirmant qu'il allait "attaquer des policiers ou des militaires près de l'Arc de Triomphe". Il était depuis activement recherché. Brahim Bahrir devait pointer tous les matins au commissariat d'Aunlay-sous-Bois à 10 heures. Il serait sorti de prison en décembre dernier.
«Policiers et gendarmes affrontent quotidiennement une menace mortelle»
"Total soutien à notre camarade agressé à l’arme blanche près de l'Arc de Triomphe à Paris", réagit la gendarmerie nationale sur X. "L'assaillant a été rapidement neutralisé par un autre gendarme. Une enquête judiciaire est ouverte. Merci de ne pas relayer de fausses informations".
🔴 Total #Soutien à notre camarade agressé à l’arme blanche près de l’Arc de Triomphe à #Paris. Ce dernier n'a pas été blessé.
— Gendarmerie nationale (@Gendarmerie) February 13, 2026
L’assaillant a été rapidement neutralisé par un autre #gendarme. Une enquête judiciaire est ouverte.
Merci de ne pas relayer de fausses informations.…
"Un gendarme fait feu pour sauver sa vie. Il est indemne. Nous parlons ici d’une tentative de meurtre. Policiers et gendarmes affrontent quotidiennement une menace mortelle", écrit le syndicat Alliance Police Nationale sur X, qui apporte son "total soutien" au gendarme visé par cette attaque.
"Face à une menace immédiate, les gendarmes ont fait preuve d’un sang-froid et d’une réactivité exemplaires, permettant de neutraliser l’assaillant et de protéger la population", réagit églament le syndicat UNSA Police, sur le même réseau social. L'organisation "adresse son soutien total aux gendarmes engagés". "Chaque jour, policiers et gendarmes assurent la sécurité de tous, parfois au péril de leur propre vie. Cette réalité impose la reconnaissance".