Le jeudi 2 juillet 2026 à 17:21
Un homme de 78 ans, soupçonné de violences conjugales et d'agressions sexuelles au sein de sa famille, est mort en garde à vue ce mercredi 1er juillet au commissariat du XXe arrondissement de Paris, où il était retenu. Le parquet de Paris a confié à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) une enquête "en recherche des causes de la mort" et a ordonné une autopsie.
Les faits ont débuté par un signalement remontant au 12 janvier dernier. Ce jour-là, une femme a confié aux services sociaux qu'elle subissait "depuis plus de 50 ans des maltraitances" de la part de son conjoint, qui détenait par ailleurs des armes à son domicile. Avisé, le parquet a confié au commissariat du XXe arrondissement une enquête pour violences conjugales.
Au cours des investigations, les accusations se sont élargies. Il est ressorti des auditions que les enfants du couple dénonçaient également avoir subi des agressions sexuelles de la part de leur père, en plus de maltraitances psychologiques.
Plusieurs visites médicales pendant la garde à vue
Ce mardi 30 juin, le suspect, né en août 1947, a été placé en garde à vue à 06h55. Il a fait l'objet d'une visite médicale peu après 13 heures, à l'issue de laquelle son état de santé a été déclaré "compatible avec la mesure de garde à vue", et son traitement quotidien pour la prostate lui a été délivré. À 13h30, il a été examiné par un psychiatre, "qui n'a relevé aucune problématique particulière". Son traitement lui a de nouveau été délivré à 19h30, avant qu'une réquisition ne soit émise sollicitant une nouvelle visite médicale à 20h30. La mesure de garde à vue a été prolongée.
Le lendemain matin, un petit déjeuner lui a été apporté entre 7 heures et 8 heures, et les fonctionnaires l'ont revu à 9 heures "sans qu'aucune anomalie ne soit rapportée", d'après le ministère public. À 10h40, les policiers l'ont découvert "inanimé dans sa cellule". Des soins d'urgence lui ont été prodigués "avec usage du défibrillateur". "Le médecin requis s'est présenté à 11 heures et a constaté le décès", souligne le parquet.
Une autopsie ordonnée
Le magistrat de permanence s'est rendu sur les lieux et a saisi l'IGPN. La température des locaux a été mesurée à "26 degrés". Une autopsie a été ordonnée "afin de comprendre les causes du décès".
Enfin, l'association Paris Aide aux Victimes a été saisie pour avertir et accompagner la famille du défunt, ajoute la même source.