Toulouse : Il se présente aux urgences avec un obus de la Première Guerre mondiale dans le rectum

Les démineurs, les forces de l'ordre et les sapeurs-pompiers ont été mobilisés à l'hôpital Rangueil de Toulouse dans la nuit du 31 janvier au 1er février pour extraire un obus de la Première Guerre mondiale du rectum d'un patient de 24 ans.
Toulouse : Il se présente aux urgences avec un obus de la Première Guerre mondiale dans le rectum
L'hôpital Rangueil à Toulouse, le 21 juillet 2023. (Illustration / Shutterstock)
Par Actu17
Le dimanche 1 février 2026 à 16:45

Un homme de 24 ans s'est présenté aux urgences de l'hôpital Rangueil, à Toulouse (Haute-Garonne), dans la nuit de samedi à dimanche, avec un obus de la Première Guerre mondiale logé dans le rectum. L'extraction de l'engin a nécessité la mobilisation des démineurs, des forces de l'ordre et des sapeurs-pompiers. Le parquet de Toulouse a ouvert une enquête.

C'est aux alentours de 01h30 du matin que le jeune homme s'est présenté au service des urgences, manifestement souffrant. Interrogé par le personnel soignant, il a indiqué avoir très mal et s'être introduit un objet, sans plus de précisions, selon une source proche de l'affaire, confirmant une information de La Dépêche. Habitués à prendre en charge des patients blessés lors de jeux sexuels, les soignants ont décidé de l'emmener au bloc opératoire pour procéder à l'extraction.

La stupeur a alors gagné l'équipe médicale : l'objet retiré du rectum du patient était un obus militaire d'environ 20 centimètres de long et 4 centimètres de diamètre. Face à cette découverte, les forces de l'ordre ont été immédiatement alertées, suivies des démineurs et des sapeurs-pompiers, mobilisés en renfort pour assurer une protection incendie en cas de problème.

Un obus qui n'avait jamais servi

Selon les premiers éléments, l'engin serait un obus allemand de 37 mm datant de la Première Guerre mondiale. Il n'avait jamais été tiré, ce qui signifie qu'il était potentiellement encore chargé. Après examen, les démineurs ont finalement neutralisé l'obus, qui ne représentait pas de danger immédiat.

Le patient, toujours en observation à l'hôpital, devrait prochainement être auditionné par la police nationale. Les enquêteurs cherchent à déterminer dans quelles circonstances cet obus s'est retrouvé dans son corps. La provenance de l'engin reste également inconnue. Parmi les pistes étudiées, les policiers n'excluent pas un lien avec le chemsex, ces soirées où les participants multiplient les rapports sexuels sous l'emprise de drogues. Sur le plan judiciaire, l'homme pourrait être poursuivi pour détention de munitions de catégorie A.