Le jeudi 22 janvier 2026 à 18:29
Une femme de 41 ans affirme avoir été séquestrée et violée pendant près de quinze jours dans un appartement du quartier du Mirail, à Toulouse (Haute-Garonne). Le suspect, âgé de 46 ans et déjà connu de la justice, a été mis en examen et placé en détention provisoire. "Nous avons ouvert une information judiciaire pour un viol commis en récidive légale", a indiqué David Charmatz, le procureur de la République de Toulouse.
Les faits remontent au début du mois de janvier 2026. À cette période, la victime, sans-abri, trouve refuge chez une de ses connaissances. L'homme lui propose un hébergement sans contrepartie. Selon son récit, c'est le début d'un calvaire.
La quadragénaire affirme avoir été enfermée dans le logement. Selon elle, le propriétaire des lieux se serait glissé dans son lit de fortune durant son sommeil pour la contraindre à des rapports sexuels. Elle évoque également plusieurs agressions sexuelles en plus du viol. L'homme l'aurait aussi frappée pour l'empêcher de quitter les lieux.
Le 14 janvier, le suspect s'absente en commettant une erreur : il oublie de verrouiller la porte. La victime saisit cette occasion pour tenter de fuir. Mais sur le palier, elle tombe nez à nez avec l'homme. Après une bagarre, elle parvient à prendre le dessus et à s'échapper. Elle contacte ensuite la police. La quadragénaire est examinée par un médecin légiste, qui juge son état de santé préoccupant. Des blessures sont constatées et entraînent la prescription de 5 jours d'incapacité totale de travail (ITT).
«L'instruction déterminera s'il y a d'autres infractions supplémentaires»
Le suspect est interpellé le lendemain, le 15 janvier. Devant les enquêteurs, il livre une version radicalement différente. Il nie la séquestration et pointe du doigt la dépendance à l'alcool de la victime.
L'homme a été mis en examen pour viol en récidive légale uniquement. Il n'est pas poursuivi pour séquestration à ce stade. "L'instruction déterminera s'il y a d'autres infractions supplémentaires. En l'état, nous n'avons retenu que le viol", a précisé David Charmatz. Le suspect a été placé en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention (JLD).