Fresque contre les «violences policières» à Stains : le préfet va mettre en demeure le maire de la retoucher


La fresque a été dessinée dans la rue Pierre-de-Geyter à Stains. (DR)

Une fresque inaugurée par le maire de Stains jeudi dernier a provoqué la colère d’un syndicat de police.

Le préfet de Seine-Saint-Denis Georges-François Leclerc a annoncé ce lundi après-midi qu’il allait mettre en demeure le maire (PCF) de Stains, Azzedine Taïbi, de retirer la mention « policières » de la fresque où figurent le visage d’Adama Traoré et de Georges Floyd.

« Contre le racisme et les violences policières », peut-on lire au-dessus des deux visages. L’œuvre avait été inaugurée par Azzedine Taïbi jeudi dernier. Irrité, le syndicat de police Alliance Police Nationale de Seine-Saint-Denis réclamait le retrait de la phrase. Le préfet de du département a donc accédé à leur demande après avoir reçu une délégation de l’organisation.

Alliance 93 avait appelé à un rassemblement devant la fresque à Stains, avant de finalement choisir de manifester devant la préfecture du département.

« Nous ne voulons pas qu’il y ait d’amalgame entre le racisme, la violence et la police. Il n’a jamais été question de recouvrir la fresque. Nous ne sommes pas non plus contre la liberté d’expression », a réagi Fabien Vanhemelryck, secrétaire générale du syndicat, au journal Le Parisien.


De son côté, le comité « La vérité pour Adama » avait appelé à un rassemblement à la même heure, devant la fresque. « S’il y a une tâche de peinture, si cette fresque disparaît, si une lettre disparaît, on tiendra pour seul responsable le syndicat de police Alliance », a affirmé Assa Traoré.