Gironde : Les policiers en patrouille attaqués aux mortiers d’artifice à Lormont


Illustration. (photo Joël Philippon/PhotoPQR/Le Progrès/Maxppp)

Les trois suspects ont réussi à prendre la fuite après avoir agressé les policiers. Les faits sont survenus le même jour que l’attaque des forces de l’ordre à Poissy (Yvelines).


C’est lors d’une patrouille pédestre ce samedi vers 13h30, dans le quartier de La Ramade, à Lormont, près de Bordeaux (Gironde), que des policiers ont été soudainement la cible de quatre tirs de mortiers d’artifice.

Les engins pyrotechniques ont été tirés par trois jeunes individus qui ont rapidement pris la fuite, sans pouvoir être interpellés. L’un des mortiers a explosé juste à côté des fonctionnaires. Une adjointe de sécurité (ADS) a été touchée et légèrement brûlée au niveau de la tête. L’enquête a été confiée au commissariat de Bordeaux.

Le mois dernier, un équipage de la Compagnie départementale d’intervention (CDI) a été agressée par un groupe d’individus hostiles dans la commune voisine de Cenon. Les policiers se sont défendus en utilisant des moyens lacrymogènes. Quelques heures plus tard, une autre patrouille avait été prise pour cible par des tirs de mortiers d’artifice.

Une attaque violente à Poissy

Durant le week-end, ce sont des policiers de Poissy (Yvelines) qui ont été la cible d’une violente agression aux mortiers d’artifice, lors d’un guet-apens. Une vidéo filmée par les agresseurs a été diffusée sur les réseaux sociaux. « Tuez-les ! », hurle l’un d’entre eux.


Le maire de Poissy, Karl Olive, a réagi ce lundi matin à cette agression au micro de RMC : « Il faut absolument enclencher une vitesse supérieure. Aujourd’hui, dans les quartiers prioritaires, ça nous pète à la gueule, et ça va nous péter à la gueule parce qu’on regarde, on voit ce qu’il se passe, mais on regarde ailleurs ». « Ce qui s’est passé samedi, depuis 6 mois, c’est ce qu’il se passe dans une majorité de quartiers en France », a-t-il prévenu.

« Agresser un policier, c’est agresser la République », a souligné le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, alors qu’il était interrogé sur cette affaire, lors d’un déplacement à Chambéry.