Grave accident après un refus d’obtempérer à Ensuès : un ado en état de mort cérébrale, six blessés


Illustration. (shutterstock)

Un adolescent au volant d’une voiture dans laquelle se trouvaient six autres mineurs, a fait une sortie de route brutale ce mercredi soir à Ensuès-la-Redonne (Bouches-du-Rhône). L’un des adolescents est en état de mort cérébrale, les autres sont blessés, l’un grièvement.

Un terrible accident s’est produit à Ensuès-la-Redonne ce mercredi soir vers 18 heures, plus précisément sur la départementale 9 qui relie Carry-le-Rouet à Marignane précise La Provence. Sept adolescents de 11 à 17 ans revenaient semble-t-il de la plage avec une Opel Zafira, lorsque le conducteur – sans permis de conduire – aurait voulu s’engager sur l’autoroute A55 au niveau de l’échangeur de Carry-le-Rouet.

L’automobiliste serait alors tombé sur un contrôle routier de la CRS autoroutière de Septèmes-les-Vallons, puis aurait accéléré pour prendre la fuite. Les policiers qui avaient mis pied à terre pour procéder aux différents contrôles ne se sont pas lancés dans une course-poursuite.

Le véhicule part en tonneaux

Le chauffard est passé sous le pont de l’A55 puis a pris un virage vers la droite quelques centaines de mètres plus loin. Il a alors fait une sortie de route, a percuté un terre-plein, avant que la voiture ne parte en tonneaux. Les nombreux pompiers ont pris en charge les victimes et un hélicoptère de la sécurité civile a été déployé. L’un des adolescents est en état de mort cérébrale, les six autres sont blessés, l’un grièvement qui a été évacué à l’hôpital en état d’urgence absolue.

« Une bêtise de jeunesse »

Une enquête a été ouverte par le parquet d’Aix-en-Provence qui a été confiée à la CRS autoroutière de Septèmes-les-Vallons.

« On est face à une imprudence terrible, une bêtise de jeunesse et une inconséquence de prendre une voiture et de ne pas se soumettre au contrôle », a réagi le maire de Vitrolles, Loïc Gachon, d’où sont originaires les sept victimes, auprès de La Provence. Ces sept adolescents sont scolarisés et « ne sont pas des délinquants », a-t-il appuyé. Une cellule psychologique a été ouverte dans l’établissement où les mineurs sont scolarisés.