Haute-Garonne : Il recherchait des djihadistes pour exécuter ses frères et soeurs


Illustration. (Adobe Stock)

Une question d’héritage est au cœur de cette affaire insolite. Las d’une procédure de succession trop lente à son goût, un homme de 37 ans a voulu accélérer les choses coûte que coûte.

Cet habitant d’Aussonne (Haute-Garonne) a été mis en examen et écroué ce lundi pour « menaces de mort par écrit en récidive ». La justice lui reproche d’avoir tenté de recruter des djihadistes pour assassiner ses frères et sœurs. Cette affaire trouve sa source à la mort du père de cette fratrie, en 2015.

Pour le trentenaire, la procédure de succession n’a que trop duré. Il a même soupçonné ses frères et sœurs de freiner les démarches pour l’attribution de l’héritage, relate La Dépêche.

Il contacte certaines mosquées

Sa rancune a atteint son paroxysme vendredi. L’homme s’est connecté à internet en quête d’un tueur susceptible d’exécuter sa famille. Il a entré des mots-clés sensibles, en rapport avec la mouvance djihadiste. Des recherches qui lui auraient permis d’accéder à des sites web placés sous la surveillance des services de renseignement, en quête de mosquées connues pour leurs prêches radicaux.

Des e-mails tous azimuts

Le trentenaire rancunier a envoyé des e-mails à une dizaine de mosquées qu’il avait ciblées. Impossible de savoir si sa démarche lui a permis de trouver ce qu’il cherchait. Dans ses messages, il n’a pas hésité à fournir les identités et adresses de ses frères et sœurs, tout en précisant qu’il recherchait des volontaires pour les assassiner.


L’homme ne s’est pas arrêté là. Il a envoyé des e-mails menaçants à des juristes chargés de défendre ses intérêts, rapporte le quotidien régional.

Mis en examen et écroué

Le parquet a diligenté une enquête qu’il a confiée aux gendarmes de la compagnie de Toulouse-Mirail. Le trentenaire a été interpellé et placé en garde à vue. Avant que les militaires n’arrivent pour lui passer les menottes, il avait pris la peine de renvoyer un e-mail d’excuses aux mosquées contactées et aurait précisé que son message précédent n’était pas sérieux.

À l’issue de sa garde à vue, une information judiciaire a été ouverte. Il a été mis en examen et placé en détention provisoire. Les investigations se poursuivent sous la direction d’un juge d’instruction. C’est dans ce cadre qu’il devra notamment subir une expertise psychiatrique.