Hérault : Il tente de noyer sa chienne après l’avoir droguée et écope de 4 mois de prison avec sursis


Illustration. (Pixabay)

Le tribunal correctionnel de Béziers (Hérault) a condamné un homme qui a tenté de tuer son animal de compagnie en le noyant dans le canal du Midi, après l’avoir ligoté et drogué.

L’audience s’est tenue ce mercredi, au tribunal correctionnel de Béziers. Un homme de 48 ans a été jugé pour avoir commis des actes de cruauté envers un animal domestique. Il a écopé de quatre mois de prison avec sursis, relate Midi Libre. La justice lui reprochait d’avoir tenté de noyer sa chienne en la jetant dans le canal du Midi, à Agde, après l’avoir droguée à l’aide de somnifères.

Les faits remontent au mois de mars 2019. L’enquête a démontré que le mis en cause avait préalablement ligoté l’animal avec du ruban adhésif, mais la chienne s’était réveillée au contact de l’eau froide. Un cycliste, qui passait par là, l’avait alors repérée grâce à ses aboiements et lui avait sauvé la vie.

La chienne, Daisy, appartenait au fils du suspect. Au lieu de la confier à une association, il avait tenté de la tuer, sous prétexte qu’elle perdait ses poils. Le prévenu était encore sur place quand la chienne avait été ramenée en sécurité. Il s’était fait passer pour un passant et avait conduit l’animal chez un vétérinaire.

Neuf parties civiles au procès

Avec l’aide de la Société protectrice des animaux (SPA), les enquêteurs du commissariat d’Agde étaient parvenus à identifier son propriétaire, auteur des faits. Outre sa condamnation à une peine de prison avec sursis, le quadragénaire n’a plus le droit de posséder d’animal durant cinq ans.


Il doit également indemniser les neuf parties civiles, dont l’association 30 millions d’amis et la fondation Brigitte Bardot. Le mis en cause, qui encourait jusqu’à deux ans de prison, a été condamné à quatre mois de prison avec sursis. Jugeant la sanction trop légère, plusieurs associations de défense d’animaux ont fait état de leur déception. Elles espéraient une interdiction de détenir un animal à vie.

Un jugement en CRPC refusé par le président

Fait notable, l’affaire devait initialement être jugée en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), et le parquet avait requis 60 heures de travail d’intérêt général contre le prévenu. Mais le président de l’audience avait refusé de se prononcer, estimant que l’affaire devait être jugée en audience au tribunal correctionnel.