Incendie à Courchevel : la piste criminelle privilégiée par les enquêteurs.

(capture écran Snapchat)

Les gendarmes ont orienté leur enquête sur la piste criminelle, qui est désormais privilégiée, après la découverte de plusieurs éléments allant dans ce sens.


L’incendie d’un immeuble de la station de ski de Courchevel 1850 (Savoie) a été violent et s’est déclaré très tôt ce dimanche vers 04h30. Le bilan est de 2 morts, 4 blessés graves et 21 blessés légers. Une soixantaine de saisonniers se trouvaient dans le bâtiment au moment de ce terrible incendie.

Les enquêteurs ont plusieurs éléments à leur disposition, les laissant penser qu’il s’agit d’un incendie volontaire, et non d’un accident. Plusieurs saisonniers résidant dans le bâtiment auraient affirmé avoir senti une odeur d’essence le jour même des faits, de même que d’autres personnes à l’extérieur de l’immeuble raconte Le Parisien.

Des traces d’essence plusieurs jours avant

Par ailleurs, quelques jours avant l’incendie, les gendarmes s’étaient rendus dans ce même immeuble. Les militaires avaient été appelés suite à la présence d’une odeur de carburant. Des traces d’essence ont été relevées sur place selon le journal francilien.

D’autre part, une altercation aurait éclaté dans l’immeuble plusieurs jours avant le drame selon plusieurs sources concordantes. L’un des protagonistes aurait lancé qu’il allait « revenir pour tout faire cramer ».


La présence d’un combustible ?

Les gendarmes ont également relevé le maximum d’indices en début de semaine sur les lieux de l’incendie. Le chien des militaires spécialisé dans la détection de produit inflammable aurait « marqué » au deuxième étage de l’immeuble, ce qui pourrait confirmer la présence d’une substance de type « combustible ».

L’enquête se poursuit et des dizaines d’auditions ont déjà été réalisées par les enquêteurs.