Incendie à Rouen : Des policiers en arrêt maladie pour «nausées, vomissements et vertiges»


Des policiers sur un périmètre de sécurité vendredi 27 septembre, près de l'usine Lubrizol à Rouen. (photo Remy Buisine)

Alors que la préfecture et les autorités font leur maximum pour rassurer la population, toujours inquiète après le violent incendie qui a ravagé l’usine Lubrizol de Rouen (Seine-Maritime), un syndicat de police indique que plusieurs policiers sont en arrêt maladie.

La préfecture de Seine-Maritime a répété au cours du week-end que la qualité de l’air était bonne et que la fumée dégagée par l’incendie ne présentait « pas de toxicité aiguë ». Les autorités ont également expliqué que les suis retrouvées par de nombreux habitants n’étaient pas dangereuses, et qu’il fallait les nettoyer avec des gants.

Elisabeth Borne, la ministre de la transition écologique et solidaire, s’est exprimée ce matin sur RTL, et a déclaré « comprendre que la population soit inquiète ». « Tant que l’on n’a pas compris pourquoi l’incendie a eu lieu, ce site sera fermé », et de préciser que le site avait « été contrôlé dix fois en deux ans ». La ministre a également déclaré qu’aucun blessé grave n’était à déplorer.

Le syndicat Alternative Police CFDT a publié un communiqué ce lundi matin, dans lequel il explique que plusieurs policiers sont en arrêt maladie suite à « des nausées, vomissements et vertiges ». Alternative Police s’est dis « surpris » d’entendre les déclarations de la ministre sur l’absence de blessés graves.

Des traitements pendant plusieurs jours

« En effet, sans remettre en cause la volonté affichée de la plus grande transparence sur les conséquences de cet incendie, plusieurs policiers affectés à la brigade de nuit et à la compagnie départementale d’intervention de Rouen, primo-intervenants sur l’incendie dès 2h30 du matin, sont actuellement en arrêt maladie pour des nausées, vomissements et vertiges. Deux d’entre eux sont actuellement en traitement jusqu’au 8 octobre », peut-on lire dans ce communiqué.


Plusieurs CRS « ont développé depuis plusieurs symptômes »

« Plusieurs policiers des compagnies républicaines de sécurité, notamment la CRS 3, venus assurer une sécurisation et une protection à partir de 11h du matin sur le site, ont développé depuis plusieurs symptômes qui ont conduit la Direction Centrale des CRS à déclencher une procédure de contrôle en lien avec la médecine de prévention. Les policiers devraient subir des analyses sanguines dans la journée », a écrit Alternative Police.

« Si des CRS, intervenants plus de 8 heures après le début de l’incendie présentent des signes d’intoxication et peut être plus, que dire de ceux qui sont intervenus depuis le début ?  D’ailleurs, selon nos informations, le principe de précaution aurait conduit le directeur du CODIS (Centre opérationnel départemental d’incendie et de secours) à donner la consigne aux pompiers intervenants de brûler leur tenue. Qu’en est-il pour la tenue des policiers ? », s’interroge l’organisation.