Interpellation filmée de Piotr Pavlenski : deux policiers mis en examen


Piotr Pavlenski, le 10 janvier 2019 à Paris. (photo Ip3 Press/Maxppp)

L’activiste russe Piotr Pavlenski avait été photographié et filmé lors de son interpellation à Paris le 15 février dernier. Les images avaient ensuite été diffusées par Paris Match.

Le parquet de Paris avait ouvert une enquête préliminaire le 28 février pour « violation du secret professionnel », « recel de violation du secret professionnel » et « diffusion non autorisée des images d’une personne entravée », après l’interpellation de Piotr Pavlenski et de sa compagne Alexandra de Taddeo, à Paris le 15 février.

Ce jour-là, leur arrestation avait été immortalisée par un photographe de l’agence Bestimage, dirigée par Michèle Marchand. Cette dernière avait été informée du lieu et de la date de l’opération de police explique Le Parisien.

C’est dans le cadre de cette enquête que deux policiers ont été mis en examen le 10 septembre dernier pour « violation du secret professionnel ». L’un des fonctionnaires a également été mis en examen du chef de « faux en écriture publique ». Ce dernier a été placé sous contrôle judiciaire et a interdiction d’exercer son métier de policier indique le quotidien.

Deux jours après la diffusion des vidéos de Benjamin Griveaux

Piotr Pavlenski et Alexandra de Taddeo avaient été interpellés ce 15 février dans le cadre d’une affaire de violences survenue lors du réveillon. Deux jours avant leur arrestation, Piotr Pavlenski avait revendiqué la diffusion de vidéos à caractère sexuel de l’ancien porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux. Ce dernier était alors le candidat LREM à la mairie de Paris. Il s’était finalement retiré de la course des municipales le 14 février.


Une semaine après cette double interpellation, Paris Match avait diffusé les photos montrant Piotr Pavlenski allongé au sol, sur le ventre, menotté. L’hebdomadaire avait peu après diffusé une vidéo montrant l’intervention, sur son site internet.

Piotr Pavlenski a quant à lui été mis en examen, notamment pour « atteinte à la vie privée » et « diffusion sans l’accord de la personne » d’enregistrements à caractère sexuel dans le cadre de l’affaire Griveaux. L’activiste russe a également été mis en examen pour violences volontaires aggravées dans cette affaire survenue lors du réveillon de la Saint-Sylvestre.