Le samedi 22 août 2026 à 12:35
Le parquet de Grasse a livré ses premières explications sur la mort d'un adolescent de 17 ans, découvert égorgé dans son lit au domicile familial du cap d'Antibes (Alpes-Maritimes). Sa mère, âgée de 43 ans, a été interpellée quelques minutes après la découverte du corps, alors qu'elle était en train de se noyer en mer, puis placée en hospitalisation d'office à l'issue d'un examen psychiatrique. Une enquête pour assassinat et tentative d'assassinat a été confiée au service local de police judiciaire (SLPJ) d'Antibes, a indiqué le procureur de la République dans un communiqué ce vendredi 21 août.
Tout est parti d'un appel passé au 17 dans la nuit de mardi à mercredi, vers 1 heure du matin. Les policiers sont intervenus "suite à un appel faisant état d'un drame familial qui venait de se produire", précise le magistrat. Sur place, les fonctionnaires ont découvert le jeune homme dans sa chambre. "A leur arrivée, l'équipage constatait la présence d'un adolescent âgé de 17 ans, allongé sur son lit, le corps inanimé et présentant une profonde lésion au niveau de la gorge. Les pompiers également présents ne pouvaient que constater le décès", relate le parquet.
Le père a mis en cause sa compagne dès l'arrivée des policiers
C'est le père de famille qui a alerté les secours. Toujours selon le communiqué, il a désigné sa compagne dès les premiers échanges avec les fonctionnaires : "Le père, à l'origine de l'appel et en état de choc, a affirmé que la mère du jeune garçon, âgée de 43 ans, était à l'origine de l'acte. Il précisait qu'elle avait tenté de le poignarder sans arriver à ses fins, puis qu'il était parvenu à la désarmer."Le couple, en instance de divorce, ne partageait plus la même chambre, selon Le Parisien.
Pendant que les lieux étaient sécurisés, d'autres équipages ont ratissé les environs à la recherche de la mère de famille. Elle a été localisée plage de la Salis, d'où provenaient des cris. Les policiers sont entrés dans l'eau pour l'extraire alors qu'elle coulait. Le parquet indique que la mise en cause "était secourue et interpellée alors qu'elle se trouvait aux abords de la plage en état de noyade avancée".
Une hospitalisation d'office après l'examen psychiatrique
Transportée au centre hospitalier d'Antibes Juan-les-Pins sous surveillance policière, la quadragénaire a été examinée par un psychiatre. "Transportée à l'hôpital d'Antibes, elle faisait l'objet d'un examen psychiatrique à la suite duquel elle était placée en hospitalisation d'office", écrit le procureur. Cette mesure de soins psychiatriques sans consentement, décidée par le représentant de l'État, implique que la mise en cause ne pourra être entendue qu'une fois son état jugé compatible avec une audition.
Les investigations doivent désormais permettre de reconstituer l'enchaînement de cette nuit et de cerner le profil de la mère de famille. "Confiée au service local de la police judiciaire d'Antibes, l'enquête se poursuit afin de déterminer les circonstances des faits et la motivation du passage à l'acte de la part d'une personne totalement inconnue des services de police et de la justice", souligne le parquet. Les enquêteurs ont mis la main sur une arme blanche ainsi que sur une lettre d'adieu rédigée en polonais, la langue maternelle de la mère de famille, d'après Le Parisien.
Le père, lui, a été orienté vers un accompagnement spécifique. "Le père a été pris en charge par l'association d'aide aux victimes dans le cadre du parcours victime", conclut le communiqué.