Colomiers : Un automobiliste roué de coups sur la bande d'arrêt d'urgence après une queue de poisson

Un automobiliste de 27 ans a été grièvement blessé après une rixe sur le périphérique toulousain. Jugé au tribunal correctionnel, l’un des agresseurs, âgé de 18 ans, a été condamné à une peine de prison avec sursis et à des travaux d’intérêt général.
Colomiers : Un automobiliste roué de coups sur la bande d'arrêt d'urgence après une queue de poisson
Illustration. (Wandering views / Shutterstock)
Par Actu17
Le samedi 30 août 2025 à 20:35

Une violente rixe s’est produite sur la bande d’arrêt d’urgence du périphérique toulousain, à hauteur de Colomiers (Haute-Garonne), le 6 août dernier. Un automobiliste de 27 ans a été frappé à coups de pied, de poing et de clé à molette après avoir effectué une "queue de poisson". Près d’un mois plus tard, l’un des agresseurs, âgé de 18 ans, a été jugé par le tribunal correctionnel de Toulouse, raconte La Dépêche.

Les faits ont débuté lorsque la victime, au volant de sa voiture, effectue une "queue de poisson" en doublant un autre véhicule. Le conducteur de cette voiture, dans laquelle se trouvent trois passagers, doit freiner brutalement pour éviter la collision. Énervés, ils s’arrêtent alors sur la bande d’arrêt d’urgence. La victime, au lieu de poursuivre sa route, choisit elle aussi de s’arrêter pour aller à la confrontation.

Selon le récit du prévenu, il se serait senti menacé : "Il [la victime] m’a menacé, j’ai eu peur. Je suis sorti avec une clé à molette". Avec ses complices, le jeune homme frappe violemment l’automobiliste avant de l'agresser avec l’outil métallique. L’intervention d’un témoin met fin à l’agression. La victime, touchée à l’oreille, est transportée par les secours et reçoit six points de suture.

18 mois de prison, dont 12 avec sursis

Le parquet a requis 18 mois de prison, dont 12 avec sursis. Le jugement est finalement plus clément que les réquisitions. Le prévenu est condamné à 8 mois de prison avec sursis probatoire, assortis de 70 heures de travaux d’intérêt général, d’une obligation de soins et de la nécessité de trouver un emploi afin d’indemniser la victime.