Le samedi 22 août 2026 à 12:11
Le couple soupçonné d'avoir roué de coups un policier venu lui porter secours après un vol de téléphone, à Marseille, est ressorti libre à l'issue de sa garde à vue. Une pièce manquante au dossier aurait empêché sa présentation devant le tribunal, selon une source proche de l'affaire, confirmant une information de La Provence. Les deux mis en cause doivent être reconvoqués et l'enquête se poursuit.
Des fonctionnaires du service interdépartemental de sécurisation des transports en commun (SISTC), en patrouille anti-pickpockets dans le quartier de la Plaine, dans le 5e arrondissement, ont surpris le vol d'un téléphone portable place Jean-Jaurès, dans la nuit du dimanche 16 au lundi 17 août, vers 1 heure du matin. Le voleur présumé a été interpellé sur-le-champ et l'appareil restitué à ses propriétaires.
Le gardien de la paix attrapé au cou
C'est au moment où il allait au contact des deux victimes du vol qu'un gardien de la paix a été pris à partie par un groupe d'au moins quatre personnes, parmi lesquelles figurait le couple qu'il venait d'aider. Les deux l'ont attrapé au niveau du cou avant de le rouer de coups de pied. L'agression n'a cessé qu'à l'intervention des autres membres de l'équipage, qui ont interpellé l'homme et sa compagne. Le fonctionnaire a été légèrement blessé.
Un couple fiché S
Âgé de 29 ans, l'homme et sa compagne, âgée de 27 ans, sont tous les deux originaires de région parisienne. Le ministère de l'Intérieur les suit au titre des mouvances radicales d'ultragauche et ils sont fichés S.
Dans une affaire de violences sur personne dépositaire de l'autorité publique, les suspects sont généralement déférés à l'issue de leur garde à vue devant un magistrat du parquet qui peut les renvoyer directement en comparution immédiate. Cette fois, la procédure s'est arrêtée avant.
Le fonctionnaire n'aurait pas réussi à décrocher à temps un créneau à l'unité médico-judiciaire (UMJ), où un médecin devait constater ses blessures et évaluer son incapacité totale de travail (ITT), selon le quotidien régional. Cette ITT a finalement été fixée à trois jours. Ce document manquant, le magistrat n'a pas jugé le dossier en état d'être audiencé le jour même. Le couple a donc quitté le commissariat à la levée de sa garde à vue.
L'homme et la femme doivent être reconvoqués ultérieurement. "Les investigations se poursuivent", a assuré le parquet de Marseille.