Tirs sur deux gendarmes en Eure-et-Loir : un homme de 82 ans écroué, il conteste les faits

Soupçonné d'avoir ouvert le feu et blessé deux gendarmes à Saint-Jean-Pierre-Fixte (Eure-et-Loir), un homme de 82 ans a été mis en examen et placé en détention provisoire, ce lundi. Entendu en garde à vue, l'octogénaire conteste les faits et affirme avoir riposté à des tirs des militaires.
Tirs sur deux gendarmes en Eure-et-Loir : un homme de 82 ans écroué, il conteste les faits
Illustration. (Victor Velter / Shutterstock)
Par Actu17
Le lundi 22 juin 2026 à 18:50

L'octogénaire qui a ouvert le feu sur des gendarmes à Saint-Jean-Pierre-Fixte (Eure-et-Loir), aux portes de Nogent-le-Rotrou, a été mis en examen pour tentative d'homicides volontaires sur personnes dépositaires de l'autorité publique, puis placé en détention provisoire, ce lundi 22 juin 2026. Une information judiciaire a été ouverte. Le procureur de la République de Chartres, Frédéric Chevallier, l'a annoncé dans un communiqué ce lundi.

Pour rappel, les faits se sont produits le samedi 20 juin, en début de soirée. Cinq militaires du Peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie (PSIG) de Nogent-le-Rotrou sont intervenus après le signalement, par sa famille, d'un homme de 82 ans armé d'un fusil et retranché à son domicile. Selon le récit initial du parquet, alors que les gendarmes progressaient vers lui, l'octogénaire a ouvert le feu, blessant deux d'entre eux aux jambes. Les militaires ont répliqué. Retranché plusieurs heures, l'homme s'est finalement rendu vers 22h50, avant d'être placé en garde à vue.

Une version contestée par le suspect

Face aux enquêteurs, le suspect a livré une version contestant les faits. Selon le parquet, il a d'abord indiqué "ne pas avoir tiré sur les gendarmes, puis avoir tiré pour riposter à des premiers coups de feu tirés par eux". "Il ne reconnaît pas les faits qui lui sont reprochés", souligne le communiqué.

Au cours de la mesure, l'homme "a été examiné par un médecin psychiatre qui a confirmé la compatibilité de sa garde à vue avec son état de santé mentale", indique le procureur. La garde à vue a par ailleurs été prolongée.

Mis en examen et placé en détention provisoire

L'octogénaire a ensuite été déféré, ce lundi, au parquet de Chartres. Le procureur de la République "a décidé d'ouvrir une information judiciaire, confiée au magistrat instructeur de permanence, pour des faits de tentative d'homicides volontaires sur les gendarmes, personnes dépositaires de l'autorité publique", précise le communiqué.

Présenté à un juge d'instruction, l'homme a été entendu sur ces faits, puis mis en examen. "Sur réquisitions conformes du parquet de Chartres", il a été "placé en détention provisoire par décision de Madame la juge des libertés et de la détention", rapporte Frédéric Chevallier. L'enquête "se poursuit sous l'autorité et le contrôle du magistrat instructeur", conclut le parquet.