Coronavirus : L’Académie de médecine demande aux Français de porter un masque sans attendre


Illustration. (Shutterstock / Ksenia She)

L’Académie nationale de médecine se prononce en faveur du port du masque dans l’espace public sans plus attendre, dans un communiqué paru ce mercredi.

« Aux masques citoyens ! ». C’est le titre du communiqué de l’Académie nationale de médecine ce mercredi. Alors que la pandémie de coronavirus est présente partout en France, l’institution appelle les Français à porter un masque sans plus attendre, avant même le 11 mai, date où le déconfinement doit débuter.

L’académie insiste sur le fait qu’« en l’absence de vaccin et de médicament efficace contre le SARS-CoV-2, le seul moyen de lutte consiste à empêcher la transmission du virus de personne à personne » et que les mesures de distanciation préconisées à cette fin sont « souvent mises en défaut dans les espaces restreints » comme les ascenseurs, les magasins et les transports en commun.

« Le port du masque anti-projections doit être généralisé dans l’espace public »

« Pour être efficace, le port du masque anti-projections doit être généralisé dans l’espace public. Cette mesure ne peut avoir un impact épidémiologique sur la circulation du virus que si tout individu s’astreint à l’appliquer dès qu’il sort de son domicile », explique l’Académie nationale de médecine, ajoutant que sa recommandation s’applique à tout le monde, même aux personnes en bonne santé.

Chaque personne doit se considérer « comme potentiellement porteur du virus et contagieux » rappelle l’institution, qui ajoute que « restreindre le port du masque dans les seuls transports en commun, c’est négliger tous les espaces publics où le risque demeure ».


« Attendre la date du 11 mai (…) c’est accorder trois semaines de répit au SARS-CoV-2 »

« Subordonner cette obligation à la fourniture gratuite de masques par l’État, c’est conforter la population dans une situation d’assistance et de déresponsabilisation », précise le communiqué.

« Attendre la date du 11 mai pour faire porter le masque aux Français, c’est accorder trois semaines de répit au SARS-CoV-2 pour qu’il continue de se transmettre, c’est accepter plusieurs milliers de nouvelles infections, donc plusieurs centaines d’hospitalisations et plusieurs dizaines de morts supplémentaires ».