Le Défenseur des droits réclame la «suspension» de l’usage des lanceurs de balle de défense.

Illustration. (NeydtStock / Shutterstock)

Le Défenseur des droits Jacques Toubon a demandé ce jeudi la « suspension » de l’usage des lanceurs de balles de défense (LBD 40) en raison de leur « dangerosité ».


« Annulons le risque qui existe de dangerosité de ces armes en suspendant leur utilisation », a déclaré Jacques Toubon en marge de la présentation à la presse d’un rapport.

Les lanceurs de balles de défense sont au centre de nombreuses polémiques suite aux blessures de plusieurs individus, parfois au visage, durant les manifestations des Gilets jaunes.

Une première demande en janvier 2018

Jacques Toubon s’était déjà prononcé en faveur de l’interdiction des LBD 40 dans le cadre du maintien de l’ordre, il y a un an.

Dans ce rapport datant de janvier 2018, le Défenseur des droits avait réclamé un moratoire sur le sujet. « Nous avons déterminé, à partir des cas qui nous sont soumis, que l’usage des LBD 40×46 pouvait présenter une grande dangerosité. Nous avons demandé un moratoire, nous avons demandé que tout ça soit réétudié. Je l’ai encore fait dans un rapport déposé il y a un an », avait-il expliqué sur RTL.

Un rappel aux forces de l’ordre

Eric Morvan, le directeur général de la police nationale, a rappelé dans une note ce mardi, les conditions d’utilisation du LBD 40 aux policiers, appelant à viser « exclusivement le torse ainsi que les membres supérieurs ou inférieurs ».

Le lanceur de balles de défense est une arme intermédiaire utilisée par les forces de l’ordre française depuis 2009. Il a progressivement remplacé l’ancien modèle, moins précis, appelé « flashball ».