Le fils de Latifa Ibn Ziaten a inventé son agression par des hommes portant des «barbes d’islamistes»


Latifa Ibn Ziaten, mère d’Imad Ibn Ziaten, premier militaire assassiné à Toulouse par le terroriste Mohammed Merah le 11 mars 2012. (Twitter / @LatifaIbnZ)

L’un des fils de Latifa Ibn Ziaten, mère d’une victime du terroriste Mohamed Merah, avait affirmé avoir été violemment frappé par plusieurs individus à Rouen (Seine-Maritime) jeudi soir. Tout était faux.

Naoufal Ibn Ziaten est actuellement en garde à vue. Il est soupçonné d’avoir inventé son agression par trois hommes portant « des barbes d’islamistes » pour couvrir une bagarre sur fond d’alcool. Un de ses amis, âgé de 23 ans, est aussi auditionné par les enquêteurs.

Le jeune homme expliquait avoir été attaqué par au moins trois agresseurs alors qu’il rentrait chez lui, accompagné d’un ami à Rouen. Tous deux avaient été conduits à l’hôpital et s’étaient vu délivrer 10 et 11 jours d’incapacité totale de travail (ITT).

« L’agression a été très violente, sauvage même. Les deux victimes ont été rouées de coups, on leur a cogné la tête contre un mur », déclarait l’avocat de la famille Ibn Ziaten, au journal Le Parisien, ajoutant que les agresseurs portaient des « barbes d’islamistes ».

Des récits contradictoires

Lors des diverses auditions des plaignants, des informations contradictoires ont été fournies aux enquêteurs de la Police Judiciaire de Rouen. Entendus plusieurs fois, le fils de Latifa Ibn Ziaten et son ami ont été tantôt imprécis sur les faits, tantôt en contradiction.


L’enquête de voisinage opérée par les policiers a fini d’enfoncer le clou. Face à leurs récits contradictoires, les deux plaignants auraient avoué avoir tout inventé, rapporte Le Parisien.

Le conseil du jeune homme, Me Mouhou, a retiré le message qu’il avait publié sur Twitter en direct du CHU de Rouen.