Le Havre : Les policiers saisissent plus de 600 kg de cocaïne, trois hommes mis en examen

Illustration. (shutterstock)

C’est une belle saisie de cocaïne que les policiers de l’OFAST (l’Office anti-stupéfiant) ont réalisé en fin de semaine dernière, au Havre (Seine-Maritime). Trois hommes ont été interpellés et mis en examen.

La valeur marchande de la drogue saisie dépasse les 20 millions d’euros. Les policiers de l’OFAST ont mis la main sur plus de 600 kg de cocaïne, jeudi matin dans une entreprise de transport située à quelques kilomètres du Havre, révèle Le Parisien.

L’affaire avait débuté trois semaines plus tôt lorsque les enquêteurs ont appris, de la part d’un service de police étranger, qu’un conteneur chargé de cocaïne et de café, devait arriver du Guatemala. Une cargaison qui est passée par les ports de Rotterdam (Pays-Bas) et d’Anvers (Belgique), avant d’arriver ce mercredi au Havre, qui est la principale voie d’entrée de la cocaïne dans l’hexagone.

Les policiers ne se sont pas jetés sur le conteneur qui était censé contenir la drogue. Ils se sont dissimulés à proximité et ont observé les allées et venues, pour coincer le ou les personnes qui viendraient le récupérer. C’est ce qui s’est passé jeudi matin après plusieurs heures de planque. Le chauffeur d’une entreprise de transport est venu le récupérer et a été suivi par les fonctionnaires.

Trois suspects qui n’ont pas le profil de narcotrafiquants

Une fois dans les locaux de l’entreprise, trois hommes se sont présentés pour récupérer cette cargaison de café, qui contenait plus de 600 kilos de cocaïne. Ils ont été interpellés et placés en garde à vue. Le chauffeur a quant à lui été mis hors de cause, n’étant pas informé de ce que contenait cette cargaison. En outre, un docker du Havre a été interpellé et placé en garde à vue quelques heures explique le quotidien francilien.

Durant leurs 96 heures d’audition, les trois suspects ont gardé le silence. Connu de la police pour être de petits voyous locaux, ces derniers n’ont pas le profil des narcotrafiquants et seraient juste des intermédiaires.

Ils ont été déférés devant un juge d’instruction de la juridiction interrégionale spécialisée de Lille, avant d’être mis en examen. La suite des investigations devra permettre de déterminer pour qui le trio travaillait, et ainsi identifier les véritables destinataires de cette drogue.