Le surdosage de paracétamol peut détruire le foie, un message d’alerte sera inscrit sur les boîtes


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L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) annonce que les laboratoires seront obligés dans un délai de 9 mois, d’inscrire un message d’alerte « Surdosage = danger », sur toutes les boîtes de médicaments contenant du paracétamol.

Face au danger des médicaments contenant du paracétamol, l’ANSM a décidé d’agir et l’a annoncée au journal Le Parisien ainsi qu’à France Bleu ce mardi.

Un milliard de boites de médicaments contenant ce composé chimique sont vendues chaque année en France. Dans son communiqué, l’ANSM explique que qu’« avec une consommation normale, (le paracétamol) est un médicament sûr et efficace. Mais en surdosage, il est la première cause de greffe hépatique d’origine médicamenteuse ».

« À cause d’une surdose, un foie peut être totalement détruit en 24 à 48 heures »

En plus de la mention « Surdosage = danger » qui devra être apposée sur toutes les boites d’ici 9 mois, l’agence a également l’intention d’imposer un rappel des « bonnes pratiques » à l’arrière : espacer les prises d’au moins 4 heures, ne pas dépasser 3 comprimés par jour sans avis médical et ne pas prendre un autre médicament contenant du paracétamol.

« À cause d’une surdose, un foie peut être totalement détruit en 24 à 48 heures », explique le professeur Nicolas Authier, président de l’Observatoire français des médicaments antalgiques.


Le 29 décembre 2017, Naomi Musenga, 22 ans, est décédée suite à une intoxication au paracétamol. Elle avait été moquée au téléphone par une opératrice du SAMU alors qu’elle appelait au secours.