Les manifestations contre le racisme et les «violences policières» ne seront pas sanctionnées indique Christophe Castaner


Christophe Castaner, le 19 avril 2019. (photo Frederic Legrand - COMEO/shutterstock)

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a expliqué ce mardi matin que les manifestations contre le racisme et les « violences policières » ne feraient pas l’objet de sanctions.


Interrogé ce mardi matin sur RMC/BFMTV, Christophe Castaner a évoqué les manifestations de ces derniers jours en France, notamment à Paris, contre le racisme et les « violences policières ». Des rassemblements qui sont actuellement interdits sur la voie et dans les lieux publics, étant limités à dix personnes à cause de la crise sanitaire du coronavirus.

Le ministre de l’Intérieur ne s’est pour autant pas montré opposé à ces manifestations. « Les manifestations ne sont pas (autorisées) dans les faits car il y a un décret du premier ministre dans le cadre de la deuxième phase du déconfinement qui interdit les rassemblements de plus de dix personnes. Mais je crois que l’émotion mondiale, qui est une émotion saine sur ce sujet, dépasse au fond les règles juridiques qui s’appliquent », a-t-il justifié.

« Il n’y aura pas de sanction et de procès-verbal », a-t-il ajouté, tout en appelant les manifestants à respecter « les gestes barrières ». Le ministre a également déclaré qu’il comprenait « parfaitement ceux qui veulent manifester ».

Le ministre serait « parfaitement à l’aise » à l’idée de poser un genou à terre

En outre, le locataire de la place Beauvau affirmé qu’il serait « parfaitement à l’aise » à l’idée de poser un genou à terre. Il s’agit d’un geste venu des États-Unis pour protester contre le racisme, après la mort de Georges Floyd des suites de son interpellation à Minneapolis.


« Je crois que la politique est faite de symbole. Si ce symbole est utile pour combattre le racisme, je serai particulièrement à l’aise de le faire », a-t-il lancé.

Mardi dernier à l’issue de la manifestation près du tribunal de Paris contre les « violences policières » et en soutien de la famille d’Adama Traoré, Christophe Castaner avait pourtant dénoncé des rassemblements interdits et les violences incidents qui avaient éclaté : « La violence n’a pas sa place en démocratie. Rien ne justifie les débordements survenus ce soir à Paris, alors que les rassemblements de voie publique sont interdits pour protéger la santé de tous ». Une position qui semble avoir depuis évolué.