Monique Olivier, l’ex-épouse de Michel Fourniret, affirme qu’il a tué Estelle Mouzin


Estelle Mouzin a disparu le 9 janvier 2003. (photo © Benoit TESSIER/MAXPPP)

Monique Olivier a mis en cause Michel Fourniret dans l’affaire de la disparition de la petite Estelle Mouzin, ce vendredi lors de son audition devant la juge d’instruction, affirmant qu’il avait tué la petite fille disparu en 2003.

L’ex-femme de l’« Ogre des Ardennes » l’accuse de la disparition d’Estelle Mouzin. Auditionnée par un juge d’instruction ce vendredi, Monique Olivier a avancé trois raisons différentes pour justifier ses déclarations selon plusieurs médias français.

D’abord que Estelle Mouzin avait le profil type des victimes de son ex-mari. Puis que Michel Fourniret avait réalisé des repérages dans les jours et les semaines précédents la disparition de la petite fille

Monique Olivier a de nouveau déclaré qu’elle avait appelé son fils à la demande de son mari, le 9 janvier 2003, jour où Estelle Mouzin, 9 ans, a disparu. Michel Fourniret avait affirmé qu’il avait lui-même passé cet appel et qu’il se trouvait donc à Sart-Curstinne (Belgique), et non en Seine-et-Marne le jour de la disparition. Monique Olivier avait déjà fait la même déclaration au sujet de cet appel, le 27 novembre dernier, au cours d’une précédente audition.

Dans cette affaire, Michel Fourniret a été mis en examen des chefs « d’enlèvement et séquestration suivis de mort ».


« Je vous exhorte à me considérer comme coupable »

Selon 20 minutes qui a publié des extraits du procès-verbal de l’audition du mis en cause de 77 ans, qui s’est déroulée le 27 novembre dernier, l’homme est resté très vague sur la disparition de la petite Estelle Mouzin. « A l’âge que j’ai, je n’ai rien à craindre ni à perdre. Si cette petite avait croisé mon chemin, je vous le dirais (…) mais je n’en ai pas souvenance », a-t-il expliqué. « Dans l’impossibilité où je suis de vous dire si je suis responsable de sa disparition (…), je vous exhorte à me considérer comme coupable, à me traiter comme coupable », a-t-il poursuivi.

« L’Ogre des Ardennes » a déjà été condamné à deux reprises à la perpétuité pour les meurtres de huit jeunes femmes ou adolescentes, précédés de viols ou tentatives de viol. Des faits qui se sont produits entre 1987 et 2001.