Montgeron : Le mineur roué de coups par des individus a bien été victime d’une agression homophobe


Un adolescent de 17 ans a été lynché par une dizaine d'individus à Montgeron. (capture écran/DR)

L’adolescent roué de coups par une dizaine d’individus à Montgeron (Essonne) a été victime d’une agression homophobe. Les auteurs sont activement recherchés par les forces de l’ordre.

La vidéo choquante montrant le passage à tabac d’un jeune homme, a été publiée ce dimanche sur les réseaux sociaux. Une scène ultra-violente qui s’est déroulée dans le quartier de La Forêt à Montgeron. La victime, un adolescent de 17 ans originaire du Maroc, a été littéralement rouée de coups dans l’allée Colbert le jeudi 30 septembre, dans la soirée.

« Il s’agit bien d’une agression homophobe », confirme une source proche du dossier. « L’adolescent a essuyé des insultes de ce type durant son violent passage à tabac ». Ce dernier a été protégé par plusieurs personnes au moment des faits, comme il est possible de le voir sur la vidéo amateur. Les policiers ont bien été alertés « pour une agression en cours », mais à leur arrivée, il n’y avait plus personne sur place.

Aucune plainte n’a été déposée les jours suivants. Des signalements à la plateforme Pharos ont été effectués ce dimanche, après la diffusion de cette séquence, ce qui a entraîné l’ouverture d’une enquête. Au moment des faits, la victime était placée dans un foyer sur la commune de Crosne.

« La victime a été auditionnée ce lundi matin », ajoute cette même source. Les enquêteurs du commissariat de Montgeron, en charge de cette enquête, vont pouvoir s’appuyer sur cette vidéo amateur pour tenter d’identifier les auteurs de cet acte, qui sont recherchés.

« Une agression d’une violence inhumaine »

« Profondément choquée par des images d’une agression d’une violence inhumaine à Montgeron qui circulent sur les réseaux sociaux », réagit la maire LR de la commune, Sylvie Carrillon, sur Twitter. « Enquête en cours pour identifier la victime et les agresseurs. Mobilisation totale car ces actes n’ont pas droit de cité ».