Montpellier : L’homme qui a avoué le meurtre par balle de Laura Llopis a été remis en liberté


Laura Llopis, 23 ans, a été tuée le 1er janvier 2020 à Montpellier.

Mis en examen pour meurtre, Mohamed Zeraoula, 34 ans, a été remis en liberté le 23 décembre dernier, moins d’un an après la mort de la jeune Laura Llopis, tuée d’une balle dans la tête. Dans cette affaire, le mis en cause a reconnu les faits mais évoque un tir accidentel.

Le juge des libertés et de la détention (JLD) n’a pas renouvelé le mandat de dépôt de Mohamed Zeraoula qui est sorti de prison à la veille du réveillon de Noël rapporte Midi Libre. L’homme est mis en examen pour le meurtre de Laure Llopis.

Le drame s’était produit dans la nuit du jour de l’an 2020 à Montpellier (Hérault). Le 31 décembre 2019, la victime âgée de 23 ans était venue avec des amis fêter le réveillon en boite de nuit, à Lattes. A la sortie de l’établissement au petit matin peu après 6 heures, le groupe était retourné dans la voiture de la jeune femme stationnée 200 mètres plus loin.

Un Glock de calibre 9 mm

Alors que Laura Llopis s’apprêtait à reprendre le volant, un coup de feu avait été tiré dans le véhicule. Touchée à l’arrière du crâne, la jeune femme a été tuée. Mohamed Zeraoula a reconnu les faits durant sa garde à vue, évoquant un coup de feu accidentel. L’homme a affirmé aux policiers qu’il était alcoolisé au moment du drame, qu’il était assis à l’arrière de la voiture, et qu’il avait manipulé une arme de poing – un Glock de calibre 9 mm – en assurant qu’il pensait avoir retiré le chargeur.

Ses explications laissant apparaître un geste inopiné n’ont pas convaincu la juge d’instruction puisqu’il a été mis en examen pour meurtre, avant d’être placé en détention provisoire. Les autres personnes présentent dans la voiture ont également fait part d’un geste accidentel.

Concernant la détention illégale de cette arme à feu, le mis en cause de 34 ans a indiqué qu’il se l’était procurée suite à la mort de son neveu, Marwan Zeraoula, tué par balles trois semaines plus tôt, le 12 décembre 2019, à Avignon.

« On fait face comme on peut »

« Aucun mobile n’a été trouvé » dans cette enquête, à ce stade, selon l’avocat de la famille de la victime, Me Marc Geiger, interrogé par Le Dauphiné. « Nous, on a pris perpète », a réagi Nathalie Llopis, la mère de la défunte. « Dans la tête, on sait que ce sera long, peut-être encore deux ans ou deux ans et demi. On se prépare à ce combat et on fait face comme on peut. »