Mort d’Ange Dibenesha après un contrôle routier : l’autopsie montre une «défaillance cardio-vasculaire»


Ange Dibenesha Marifa est décédé à l'hôpital. Il était originaire de Grigny (Essonne). (photo Twitter)

Les résultats de l’autopsie d’Ange Dibenesha Marifa penche en faveur « d’un décès par défaillance cardio-vasculaire devant faire rechercher une origine toxique ».


Un homme de 31 ans originaire de Grigny (Essonne) avait été conduit à l’hôpital après un contrôle routier sur le périphérique parisien dans la nuit de mercredi à jeudi.

Le conducteur d’un véhicule de marque BMW était « en situation d’annulation de permis de conduire » et a été « dépisté positif au test de l’imprégnation alcoolique » a expliqué la préfecture de police dans un communiqué diffusé ce dimanche. Les policiers ont fait appel à un véhicule pour transporter l’individu interpellé, mais à 02h10, Ange Dibenesha a « ingéré une substance non identifiée ». Il s’agirait de cocaïne selon une source judiciaire. « Il a alors été pris de convulsions » selon le récit des autorités.

« Rapidement sur place, les pompiers, dès leur arrivée, effectuaient un massage cardiaque sur le conducteur du véhicule ». Le SAMU a ensuite conduit l’homme à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière.

Des analyses toxicologiques

Ange Dibenesha Marifa est décédé samedi à l’hôpital et une autopsie s’est déroulée ce lundi. « Il ressort des conclusions du médecin légiste que “l’ensemble des données autopsiques est en faveur d’un décès par défaillance cardio-vasculaire devant faire rechercher une origine toxique” » a expliqué le parquet.

Des analyses notamment toxicologiques vont être réalisées.

Connu sous plusieurs identités

Au moment de son interpellation dans la nuit de mercredi à jeudi, Ange Dibenesha Marifa était en possession d’un produit « ayant réagi positivement à la cocaïne » nous a confirmé une source judiciaire, comme nous l’indiquions dimanche. Par ailleurs, l’homme âgé de 31 ans était connu des services de police sous plusieurs identités et avec différents domiciles.

Une précisions qui explique le fait que la police n’a pas été en mesure de prévenir la famille du mis en cause avant vendredi. La mère du jeune homme avait en effet partagé une vidéo vendredi sur les réseaux sociaux, dans laquelle elle appelait à l’aide pour connaître la vérité et comprendre ce qu’il s’était passé.

Son message avait fait réagir plusieurs personnalités et élus, notamment Hélène Sy, la femme d’Omar Sy, le député LFI Alexis Corbière, le leader de Génération.s Benoit Hamon, la sénatrice EELV Esther Benbassa, ou encore l’animatrice Hapsatou Sy.