Mort de Magali Blandin : son mari a reconnu le «meurtre prémédité» puis d’avoir enterré le corps


Magali Blandin avait disparu depuis le 10 février 2021.

Le procureur de la République de Rennes Philippe Astruc a annoncé que le mari de Magali Blandin avait reconnu l’avoir tuée à coups de batte de baseball. Il a ensuite enterré son corps.


Jérôme G., l’époux de la défunte, est passé aux aveux. Il a reconnu « en présence de son avocat être l’auteur prémédité du meurtre de sa femme » a annoncé le procureur. Le mis en cause a conduit les enquêteurs jusqu’à l’endroit où il avait enterré le corps de Magali Blandin, « dans la forêt enneigée, après l’avoir recouverte de chaux vive ». Le couple était en instance de divorce.

En outre, le tueur présumé de 45 ans, sans emploi, « a expliqué avoir tué son épouse, avec laquelle il était en instance de divorce et séparé depuis le 3 septembre 2020, le jeudi 11 février au matin, après avoir déposé ses enfants à l’école en l’attendant dans l’escalier de son immeuble. Il lui a asséné un violent premier coup de batte de base-ball puis un second pour s’assurer de son décès avant d’entrer le corps dans l’appartement et refermer la porte. Il déclare avoir laissé le corps dans la journée avant de revenir la nuit suivante afin d’effacer méticuleusement les traces du crime et l’enterrer dans la forêt enneigée après l’avoir recouverte de chaux vive ». Un trou qu’il aurait lui-même creusé.

Les gendarmes poursuivent leurs investigations dans cette affaire, notamment pour déterminer les complicités dont le tueur présumé a pu bénéficier. Les parents de Jérôme G., âgés de 72 et 75 ans, ont été placés en garde à vue et sont en attente de présentation devant le juge d’instruction. Ils pourraient être placés en détention provisoire. Un voisin du tueur présumé né en 1980 a lui aussi été déféré devant le juge d’instruction.

Un « complot criminel »

Trois Géorgiens ont déjà été mis en examen dans cette affaire pour « tentative d’extorsion en bande organisée ». « Ce crime qui s’inscrit dans la triste liste des homicides conjugaux trouve sa spécificité dans son inscription dans une bande organisée qui regroupe tant la famille de Jérôme Gaillard, dont ses parents âgés de 72 et 75 ans, que des proches qu’il peut avoir dans la communauté géorgienne », a expliqué Philippe Astruc.

« Cet aspect constituera le principal travail venir des enquêteurs afin de préciser le rôle de chacun dans ce complot criminel qui s’est, selon ses propres déclarations, amorcé à l’automne 2020 avec ses relations géorgiennes, auxquelles il affirme avoir versé 20 000 euros dans le cadre d’un contrat visant à éliminer Magali Blandin. Ces derniers contestent le lien entre la somme et la disparition. Aucune précision à ce titre mais un homme de nationalité géorgienne a été également incarcéré », a détaillé le magistrat.

Le meurtre de Maglin Blandin s’est « doublé d’une tentative d’extorsion [sur le tueur présumé] commise après la disparition de la mère de famille par certain de ces Géorgiens », a confirmé le procureur de la République. Il semblerait que les Géorgiens aient tenté de faire chanter Jérôme G. avec un enregistrement audio. L’un d’eux a également été mis en examen pour « meurtre en bande organisée ».

Jérôme G. a été déféré ce samedi en vue de sa mise en examen. Son placement en détention provisoire a été requis par le parquet.

Les quatre enfants de Magali Blandin et de son mari, qui sont âgés de 4, 7, 12 et 14 ans, ont été placés en urgence dans des lieux tenus secrets et pris en charge « par une équipe médico-sociale afin de leur annoncer le dénouement tragique ».