Mort d’Élisa Pilarski : Depuis le drame, le chien qu’elle promenait lorsqu’elle a été tuée, a mordu à 2 reprises


Élisa Pilarski a été tuée en forêt de Retz le 16 novembre dernier. (photo Facebook)

L’enquête sur la mort d’Élisa Pilarski, 29 ans, le 16 novembre dernier dans la forêt de Retz à Saint-Pierre-Aigle (Aisne) se poursuit. Cette dernière est décédée des suites de plusieurs morsures de chien. Curtis, le chien qu’elle promenait au moment du drame, est toujours enfermé dans un refuge. Son comportement interroge.

Ce samedi 16 novembre 2019, lorsqu’Élisa a été tuée, une chasse à courre se déroulait dans la forêt de Retz. Des analyses ADN sont toujours en cours. 67 chiens au total ont fait l’objet d’un prélèvement afin d’identifier celui ou ceux qui ont attaqué la jeune femme de 29 ans.

Parmi ces chiens figurent ceux qui participaient à cette chasse mais aussi les cinq appartenant à Élisa qui était enceinte de six mois, et son compagnon, Christophe Ellul. Les résultats de ces prélèvements seront connus dans quelques semaines.

L’un des cinq chiens du couple, Curtis, qui était promené par Élisa Pilarski lorsqu’elle a été tuée, a été placé dans un refuge pour les besoins de l’enquête, dont il ne peut sortir raconte Le Parisien. Il s’agissait initialement du chien de son compagnon mais ce dernier a indiqué qu’Élisa avait une relation fusionnelle avec l’animal.

Son maître et une bénévole du refuge ont été mordus

Depuis le drame, Curtis a mordu deux personnes différentes révèle le quotidien. Son maître Christophe alors qu’il se trouvait à la gendarmerie le soir du drame, au niveau de la jambe. L’animal a ensuite été placé par réquisition judiciaire en statut de « saisie conservatoire », avant d’être enfermé en fourrière à Beauvais dans l’Oise.


C’est dans ce refuge à la fin novembre qu’il a mordu une bénévole. « A aucun moment, le chien n’a montré de signes qu’il allait attaquer. Il n’a par exemple pas grogné », explique un témoin au journal francilien.

Ce dernier a confié qu’il avait fallu l’intervention de plusieurs personnes pour que le chien lâche son emprise sur cette femme, en rouvrant ses puissantes mâchoires. Curtis a ensuite eu un comportement normal, comme si rien ne s’était passé selon ce même témoignage.

Impossible d’« exclure que les aboiements de la meute qui était sur place aient contribué à l’accident »

De son côté, Christophe Ellul qui a récemment changé d’avocat, a fait savoir qu’il ne s’agissait pas d’événements significatifs et qu’il ne doutait pas de son chien.

Me Caty Richard qui était son avocate et qui reste celle de la mère et l’oncle d’Élisa, a indiqué qu’il n’était pas possible d’« exclure que les aboiements de la meute qui était sur place aient contribué à l’accident ». « Ils sont faits pour stresser les animaux chassés et auraient pu influencer la réaction de Curtis », a-t-elle ajouté, précisant néanmoins qu’aucune expertise n’était encore disponible dans cette affaire, pour l’heure.

Le compagnon d’Élisa a précisé que Curtis était « extrêmement stressé » le soir du drame, lorsqu’il l’a mordu, et que concernant la morsure infligée à la bénévole du refuge, rien n’indiquait que cette dernière était « apte à s’occuper d’un tel animal ».

L’homme réclame que son chien puisse quitter ce refuge pour être admis dans une structure adaptée. L’animal va d’ailleurs faire l’objet d’une expertise judiciaire, réalisée par un ou plusieurs vétérinaires, par le biais de trois examens comportementaux.

Par ailleurs, Curtis est un chien croisé entre lévrier whippet et patterdal terrier indique le quotidien, et non un chien de race American Staff, même s’il en a les caractéristiques. L’animal a été importé légalement d’Hollande a indiqué Me Alligné, le nouvel avocat de Christophe.

Une cagnotte Leetchi bloquée

Une défenseuse de la cause animale installée dans l’Ariège a ouvert une cagnotte sur la plateforme Leetchi pour financer les frais de justice. Une cagnotte qui a atteint la somme de 6000 euros. Christophe Ellul et ses proches dénoncent un abus de confiance et estiment avoir été spoilés par cette dernière. Leetchi a annoncé que les fonds resteraient bloqués en attendant que le litige puisse être tranché.

L’enquête sur la mort d’Élisa Pilarski est menée par la police judiciaire de Creil (Oise).