Nancy : 3 policiers condamnés à de la prison avec sursis pour «non-assistance à personne en danger»


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Deux gardiens de la paix et un adjoint de sécurité ont été condamnés pour ne pas avoir donné suite à l’appel téléphonique d’un homme qui dénonçait des violences infligées pendant treize jours à une jeune femme.

Le tribunal correctionnel de Nancy a condamné, ce mercredi, trois policiers à des peines de prison avec sursis pour « non-assistance à personne en danger », à la suite d’événements qui se sont produits en 2015 à Verdun (Meuse).

Un appel téléphonique de dénonciation

Ce soir de mars 2015, le poste de police de Verdun avait reçu l’appel téléphonique d’un homme pris de remords. Celui-ci dénonçait les viols, violences et humiliations qu’il faisait subir à une jeune femme de 20 ans, déficiente mentale, avec le concours de cinq autres personnes.

Mais les deux gardiens de la paix et le jeune adjoint de sécurité présents au poste n’avaient pas pris au sérieux cet appel. L’homme avait pourtant donné de nombreuses précisions sur les faits sordides qui se déroulaient : noms des agresseurs et de la victime, adresse du lieu des faits et détail des sévices, rapporte Europe 1.

Prison avec sursis

Les deux gardiens de la paix, âgés de 42 et 44 ans, ont été condamnés à un an de prison avec sursis et devront verser 5 000 euros à la victime qui s’est constituée partie civile. Des sanctions plus sévères que celles de 6 mois de prison avec sursis requises par le procureur de la République.


L’adjoint de sécurité a écopé de 2 mois de prison avec sursis. Le procureur avait requis trois mois de prison avec sursis à son encontre.

Les condamnations ne seront pas inscrites au bulletin numéro 2 de leur casier judiciaire, leur permettant de continuer à exercer.

Les auteurs des sévices en Cour d’Assises

La Cour d’Assises de Meurthe-et-Moselle a condamné, en février dernier, les auteurs des violences et sévices infligés à la jeune femme déficiente mentale. Les six agresseurs, trois hommes et trois femmes, âgés de 22 à 30 ans, ont écopé de peines allant de 7 ans de prison à 18 ans de réclusion criminelle.

Un véritable calvaire durant 13 jours

La victime, en contrat d’apprentissage à Verdun, avait été séquestrée et s’était fait extorquer de l’argent par un couple de femmes. Durant 13 jours, prétextant un vol, elle lui avaient fait vivre un calvaire en représailles, avec l’aide d’amis.

La jeune femme avait été attachée, frappée, violée, brûlée et privée de nourriture, d’hygiène et de soins, relate Europe 1. La malheureuse avait même été immergée dans l’eau glacée de la Meuse à deux reprises et menacée de mort. Certains actes de violence avaient été photographiés et filmés.