Nouvelle nuit de violences urbaines à Grenoble : policiers et pompiers attaqués aux cocktails Molotov.

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Mise à jour 11h00 : Environ 65 véhicules ont été incendiés la nuit dernière.


01h30. Des violences urbaines ont éclaté une nouvelle fois ce lundi soir dans le quartier Mistral à Grenoble (Isère), pour le troisième soir de suite.

Tout a débuté après un accident mortel ce samedi soir, dans lequel deux jeunes hommes à scooter ont percuté un autocar à Grenoble, alors qu’ils étaient suivis par un véhicule de police. Ces derniers ont été tués sur le coup. Les deux victimes circulaient sans casque, sur un scooter volé, qui était aussi démuni de plaques d’immatriculation.

Une information judiciaire a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de cet accident mortel. Dès samedi soir, des violences urbaines ont éclaté dans le quartier Mistral, tout comme dans la nuit de dimanche à lundi.

Cocktails Molotov et véhicules incendiés

Ce lundi soir, pour maintenir le calme, d’importants effectifs de police ont été déployés dans le quartier Mistral, notamment des CRS et des policiers de sécurité publique comme des BAC. Des gendarmes mobiles ont aussi été envoyés sur place. De nouveaux incidents ont malgré tout éclaté peu après 21 heures rapporte Le Dauphiné.

Des parpaings ont été lancés du haut des immeubles, tout comme des cocktails Molotov. Plusieurs dizaines d’individus affrontent les forces de l’ordre, en utilisant également des mortiers d’artifices.

Au moins sept véhicules ont été incendiés jusqu’ici dont certains dans le secteur de la Villeneuve.

D’autre part, alors que des sapeurs-pompiers intervenaient pour éteindre l’incendie d’un panneau publicitaire, ces derniers ont été visés par trois cocktails Molotov lancés depuis un immeuble explique le journal régional. Ils ont quitté les lieux alors qu’un autre cocktail Molotov a été jeté.


Les émeutiers ont également installé des barricades sur l’avenue Rhin-et-Danube qui traverse le quartier Mistral. A 1 heure, les violences urbaines étaient toujours en cours, policiers, gendarmes et pompiers étaient toujours à pied d’œuvre.