«On découpe comme Samuel Paty, sans empathie» : le rappeur Maka placé en garde à vue


Le rappeur Maka dans son clip "S***** P***". (capture écran vidéo)

Le rappeur âgé de 18 ans a été interpellé ce mardi matin puis placé en garde à vue à Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne).


INFO ACTU17. Dans « S***** P*** », le rappeur Maka tient des propos particulièrement choquants. Le clip de la chanson a été diffusé sur YouTube le 12 novembre dernier et compte près de 27 000 vues ce mercredi. Les paroles du rappeur font directement référence à l’assassinat de Samuel Paty, cet enseignant de 47 ans a été décapité lors de l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) le 16 octobre, par un terroriste.

Le rappeur Maka apparaît dans ce clip avec une machette à la main. Des figurants sont masqués et certains armés de divers objets tranchants. L’artiste est également filmé devant une voiture incendiée. La vidéo avait provoqué de vives réactions sur les réseaux sociaux au moment de sa diffusion.

« On découpe comme Samuel Paty, sans empathie », répète Maka dans cette chanson. Âgé de 18 ans, Nelson M. de son vrai nom, a été interpellé ce mardi matin à 09h45 par les policiers, à Lagny-sur-Marne. Il a été placé en garde à vue pour apologie du terrorisme.

« Ceci n’est pas une incitation à la haine, mais l’illustration de la nature humaine. Qu’à cela ne tienne, ne prenez pas pour argent comptant ce qui est dit. Rien ne nous oppose », est-il écrit au début du clip de « S***** P*** ». Inconnu jusqu’ici, Maka avait diffusé une première chanson « Sah to Sah » en juin dernier. Une vidéo qui a été vue près de 19 000 fois jusqu’ici.


Une enquête a été ouverte et le Groupe d’appui judiciaire (GAJ) a été chargé des investigations. Le mis en cause est déjà connu des services de police selon une source proche de l’enquête.

En mars 2019, le rappeur Nick Conrad avait écopé d’une amende de 5000 euros pour sa chanson « Pendez les blancs ». Il avait été relaxé quelques mois plus tard pour des paroles dans une autre chanson où il disait : « J’ai baisé la France jusqu’à l’agonie » et « J’vais poser une bombe sous son panthéon ».