«J’ai baisé la France jusqu’à l’agonie» : aucune poursuite judiciaire pour le rappeur Nick Conrad


Nick Conrad. (capture écran clip "Doux Pays")

Le rappeur français Nick Conrad était visé par une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris pour « apologie de crime d’atteintes volontaires à la vie aggravées ». Elle a été classée sans suite il y a quelques semaines.

« J’ai baisé la France jusqu’à l’agonie », « J’vais poser une bombe sous son panthéon », dit notamment Nick Conrad dans sa  chanson « Doux pays » publiée en mai dernier sur YouTube. Elle avait suscité la polémique et Christophe Castaner avait jugé qu’il s’agissait d’un « appel à la haine de notre pays et à la violence ».

La justice en a décidé autrement. L’enquête confiée à la brigade de répression de la délinquance contre les personnes (BRDP) de la police judiciaire a été classée sans suite. Le procureur de la République de Paris a estimé que les faits n’étaient « pas clairement établis » et que les preuves étaient « insuffisantes pour que l’infraction soit constituée », révèle LCI.

Condamné l’an passé pour une autre chanson

Le rappeur avait été condamné à 5 000 euros d’amende avec sursis le 19 mars dernier pour « provocation directe à commettre des atteintes à la vie », suite à une chanson où il appelait à « pendre les Blancs ».

Interrogé par BFMTV au sujet des paroles de cette nouvelle chanson, le rappeur avait répondu qu’il parlait de la « mentalité française » : « Je l’ai expliqué à la fin du clip, je parle de la mentalité française, à savoir le fait qu’on aime voir les choses au rabais. Dans ce pays, on est dans le culte du petit, on n’arrive pas à voir la chose dans le sens mélioratif. C’est ça que je mets dans l’expression ‘j’baise la France’ ».