«J’ai baisé la France jusqu’à l’agonie» : Castaner saisit la justice après les nouveaux propos violents du rappeur Nick Conrad


Nick Conrad. (capture écran clip "Doux Pays")

Le rappeur Nick Conrad avait déjà été condamné en mars dernier pour provocation au crime après sa chanson où il appelait à « pendre les blancs ». Cette fois, il chante qu’il a « baisé la France jusqu’à l’agonie », dans un nouveau clip publié sur YouTube ce dimanche.

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a rapidement réagi et a annoncé qu’il avait saisi le procureur de la République. « J’ai baisé la France jusqu’à l’agonie », « Cet Hexagone, j’encule sa grand-mère », « J’vais poser une bombe sous son panthéon », « Je brule la France, je brûle la France », dit Nick Conrad dans cette nouvelle chanson, dont le titre est « Doux pays ».

L’homme avait été condamné à 5000 euros d’amende avec sursis le 19 mars dernier pour provocation directe à commettre des atteintes à la vie, suite à une chanson où il appelait à « pendre les Blancs ».

« Je parle de la mentalité française »

Interrogé par BFMTV au sujet des paroles de cette nouvelle chanson, le rappeur s’est expliqué : « Je l’ai expliqué à la fin du clip, je parle de la mentalité française, à savoir le fait qu’on aime voir les choses au rabais. Dans ce pays, on est dans le culte du petit, on n’arrive pas à voir la chose dans le sens mélioratif. C’est ça que je mets dans l’expression ‘j’baise la France’ ».

Au début de ce nouveau clip, un message écrit a été inséré : « Ce clip comporte des scènes, des propos ou des images pouvant heurter la sensibilité des spectateurs. Sa vision comme son interprétation requièrent des spectateurs préparés et distanciés ».


« Je condamne sans réserve et sans ambiguïté les propos inqualifiables »

Christophe Castaner a réagi dès dimanche soir sur Twitter : « Je condamne sans réserve et sans ambiguïté les propos inqualifiables et le clip odieux de Nick Conrad. Je saisis le procureur de la République. À ma demande, la plateforme Pharos (en charge de la lutte contre les contenus illicites sur Internet, ndlr) œuvre au retrait de ce qui n’est rien d’autre qu’un appel à la haine de notre pays et à la violence ».