Paris : 23 060 masques de protection découverts dans une camionnette, un homme qui les vendait mis en examen


Illustration © Actu17

Un homme a été mis en examen ce mercredi à Paris. Il est accusé d’avoir vendu illégalement des masques de protection de type FFP2 et chirurgicaux, alors que plus de 23 000 unités ont été découverts par la police dans sa camionnette.

Une importante saisie de masques FFP2 et chirurgicaux a été réalisée dans le XVIe arrondissement de Paris dimanche dernier. Les policiers de la brigade anticriminalité (BAC) de l’arrondissement sont intervenus ce jour-là après avoir observé un homme à bord d’une camionnette, qui donnait un paquet contenant des masques, à un autre.

Un contrôle a alors été réalisé et les fonctionnaires ont découvert que le suspect assis au volant de cette camionnette transportait au total 23 060 masques raconte Le Monde. Des masques censés être réquisitionnés après le décret pris par le gouvernement le 3 mars dernier.

Une forte somme d’argent à son domicile

Une enquête a été ouverte et l’homme soupçonné d’avoir vendu des masques a été mis en examen par un juge d’instruction ce mercredi pour « pratique commerciale trompeuse », « refus de répondre à une réquisition administrative » et « escroquerie ». Le mis en cause s’est défendu en expliquant qu’il avait des « projets commerciaux ». En outre, lors de la perquisition de son logement, les enquêteurs ont découvert une forte somme d’argent.

Les investigations se poursuivent et le parquet n’a donc pas donné davantage d’éléments concernant cette enquête.


De 1,50 à 2,50 euros le masque

L’homme qui venait récupérer les masques est un médecin généraliste de Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine) qui avait appris qu’il était possible de s’en procurer par l’intermédiaire d’un numéro de téléphone. « Nous ne recevons que 18 masques par semaine, alors vous imaginez, à raison d’un masque nécessaire pour nous et d’un autre pour le patient, en deux jours, c’est vite plié », a-t-il déclaré au quotidien.

Lorsqu’il a appelé le vendeur, la personne qu’il a eu au bout du fil lui a proposé de lui vendre les masques. « Elle m’a dit c’est 1,50 euro le masque chirurgical à l’unité, 2,50 euros le FFP2. Là, j’ai répondu qu’il y avait maldonne et que je pensais que c’était pour nous aider. »