Paris : Les policiers saisissent pour 150 000€ de vêtements contrefaits et des fausses montres de luxe


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Les enquêteurs du commissariat du 13e arrondissement viennent de mettre un terme au juteux business d’un riverain de la rue du Château des Rentiers.

Placé sous discrète surveillance depuis le début du mois de novembre dans le cadre d’une enquête sur des soupçons de vente de produits de contrefaçon, James*, 28 ans, a été interpellé ce lundi 16 novembre en bas de chez lui par les enquêteurs de la brigade des enquêtes d’initiative (BEI), épaulés par leurs collègues de la BAC 13.

Deux hommes qui venaient de s’approvisionner auprès du principal suspect ont également été appréhendés. Dans leurs sacs, les policiers ont saisi des vêtements de marque neufs mais dépourvus d’étiquette. Entendus librement, les deux clients ont reconnu avoir acquis ses produits auprès de James après l’avoir contacté sur le réseau social Snapchat, sous la référence « Luxuryclub13 ».

Au cours de leurs perquisitions, les policiers de la BEI ont mis la main, dans une chambre louée chez un voisin de James, sur des centaines de vêtements (tee-shirts, pulls, survêtements, gilets, caleçons, chemises, chaussures….), des écouteurs AirPods, ainsi que sur une centaine de fausses montres de luxe de marque Audemars-Piguet et Rolex.

« C’était une véritable caverne d’Ali Baba »

Le principal mis en cause a également été trouvé en possession de 11 000€ en argent liquide qu’il a tenté de justifier en expliquant que c’était le fruit de son travail de livreur de crêpes. Avant de faire évoluer sa version, après avoir été confronté aux différents éléments réunis au cours de l’enquête.


« Il a fini par expliquer que cet argent provenait de la vente d’une moto et de gains à la Française des Jeux », confie une source judiciaire. « Certains des produits contrefaits saisis auraient été achetés du côté de la porte de Clignancourt. C’était une véritable caverne d’Ali Baba dans cette chambre qui lui servait de lieu de stockage. La valeur de son stock a été estimée à près de 150 000€ ».

Le préjudice subi par les différentes marques s’élèverait à près de 400 000€. James et l’un de ses fournisseurs arrêté avec lui ont été présentés ce jeudi au parquet de Paris. Ils devraient être jugés d’ici ce soir selon la procédure de comparution immédiate.

*Le prénom a été modifié