Paris : Un chiot de 8 mois battu à mort, son propriétaire placé en garde à vue


Un jeune beagle. (Illustration/shutterstock)

Un chiot de 8 mois a été battu à mort à Paris dans la nuit de jeudi à vendredi. Son propriétaire a été interpellé et placé en garde à vue. Il est poursuivi pour « actes de cruauté et sévices graves envers un animal de compagnie ayant entraîné la mort ». L’homme a déclaré que son chiot l’avait « énervé » car il avait « mâchouillé la batterie de sa cigarette électronique ».

C’est un habitant de la rue Oscar-Roty dans le XVe arrondissement de Paris qui a contacté la police vers 00h30. Il venait de voir, de son balcon, un homme en train de frapper très violemment un petit chiot raconte Le Parisien. Les policiers n’ont rien pu faire à leur arrivée, mis à part alerter un vétérinaire.

Ce jeune animal, un beagle de 8 mois, avait été attaché à un grillage de la descente du parking de l’immeuble, alors qu’il agonisait. Il est décédé peu après. Son propriétaire avait quant à lui disparu mais a finalement été retrouvé et interpellé, avant d’être placé en garde à vue.

Des aboiements durant vingt minutes

Qu’est-il arrivé à ce beagle, ce chien de chasse originaire d’Angleterre, connu pour sa gentillesse et son côté affectueux ? Un riverain a expliqué aux enquêteurs qu’il avait « entendu le chiot aboyer à la mort pendant vingt minutes ». Un autre voisin, choqué, a quant à lui enregistré avec son téléphone les hurlements du propriétaire de l’animal. Une autopsie va être réalisée. Le vétérinaire a déjà déterminé que le chiot avait eu les cervicales brisées.

Face aux enquêteurs, le propriétaire âgé de 22 ans « a essayé de se dédouaner » précise une source proche du dossier à nos confrères. Il a déclaré qu’il venait d’acheter ce chiot « et que l’animal l’avait énervé à mâchouiller la batterie de sa cigarette électronique ». Poursuivi pour « actes de cruauté et sévices graves envers un animal de compagnie ayant entraîné la mort », le mis en cause risque jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende.

L’association Stéphane Lamart, qui défend le droit des animaux, a annoncé qu’elle allait se se constituer partie civile.