Paris : Un hommage rendu à Xavier Jugelé, quatre ans après l’attentat des Champs-Élysées


Xavier Jugelé était âgé de 37 ans lorsqu'il a été tué.

Il y a quatre ans aujourd’hui, le policier Xavier Jugelé était tué par un terroriste sur les Champs-Élysées à Paris. Un hommage lui a été rendu ce mardi.

Une cérémonie a été organisée ce mardi matin devant la plaque commémorative située sur les Champs-Élysées. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, le préfet de police Didier Lallement et la maire de Paris Anne Hidalgo ont rendu hommage à Xavier Jugelé, capitaine de police.

Âgé de 37 ans, ce policier affecté à la 32ème compagnie d’intervention (CI) de la DOPC, était en mission de sécurisation lorsqu’il a été assassiné par Karim Cheurfi, 39 ans, un terroriste armé d’une Kalachnikov. Ce dernier a ensuite été abattu par les collègues de la victime, au moment de l’attaque. Deux autres fonctionnaires avaient été blessés lors de cet attentat qui avait été revendiqué par le groupe État islamique (EI). Les faits s’étaient produits trois jours avant le première tour de l’élection présidentielle.

Le tueur avait déjà été condamné à de multiples reprises par le passé, notamment pour avoir tenté de tuer un policier en lui tirant dessus, en avril 2001, au cours de sa garde à vue, à Melun. Il avait dérobé l’arme du fonctionnaire. Pour ces faits, Karim Cheurfi avait écopé d’une peine de 15 ans de réclusion, en appel, le 15 février 2007.

Quatre hommes renvoyés devant la cour d’assises

Dans l’enquête sur l’attentat des Champs-Élysées, quatre personnes sont renvoyées devant la cour d’assises spéciale de Paris. Elles sont soupçonnées d’avoir joué un rôle dans la fourniture du fusil d’assaut au terroriste. Les juges d’instruction antiterroristes ont ordonné le 12 octobre dernier le renvoi aux assises de Nourredine A., 30 ans, pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle ».

Ils ont en revanche abandonné cette qualification pour les trois autres accusés – dont font partie Yanis A., 28 ans et Mederick M., 26 ans – renvoyés uniquement « pour infraction à la législation sur les armes », conformément aux réquisitions du parquet national antiterroriste (PNAT). Trois des mis en cause sont actuellement en détention provisoire, le quatrième a été laissé libre sous contrôle judiciaire.