Paris : Un homme interpellé avec une fausse carte de l’IGPN, des menottes et une matraque avant la manif


Illustration. (Adobe Stock)

Un homme a été interpellé ce samedi matin à Paris, peu avant la manifestation contre la loi « sécurité globale ». Ce dernier était en possession d’une fausse carte de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) et d’un étonnant équipement.


Avait-il l’intention de se faire passer pour un policier ? Un homme de 56 ans a fait l’objet d’un contrôle d’identité alors qu’il se rendait au rassemblement de Gilets jaunes sur la place Louis Lépine à Paris (IVe), vers 11 heures, avant le départ de la manifestation contre le projet de loi « sécurité globale ». Les policiers ont d’abord constaté qu’il portait une paire de menottes à la ceinture.

Ils lui ont demandé de bien vouloir ouvrir son sac à dos. Surprise. A l’intérieur, les forces de l’ordre ont découvert une fausse carte de l’IGPN, deux écussons et deux porte-cartes de la police nationale. L’un contenait une fausse carte de police avec sa photo, et l’insigne du grade de major. Une matraque télescopique se trouvait aussi dans son sac à dos, ainsi qu’une seconde paire de menottes et une carte de la préfecture de police.

Plus étonnant, l’homme transportait une carte plastifiée « appel à témoins » de Salah Abdeslam, écroué en Belgique après avoir été interpellé en 2016 pour sa participation aux attentats du 13-Novembre.

Il affirme être un collectionneur

Le quinquagénaire qui n’est pas policier et qui vit dans le XIXe arrondissement de Paris, a été interpellé et placé en garde à vue au commissariat du centre. Une perquisition a été réalisée à son domicile et les enquêteurs ont découvert deux pistolets, l’un d’alarme, le second à grenaille. Un couteau siglé police a aussi été trouvé chez lui.


L’homme a fait l’objet d’un examen de comportement qui n’a rien révélé d’anormal. Face aux policiers, le suspect a affirmé qu’il était un collectionneur, ce qui n’explique pas pourquoi il avait tout cette artirail sur lui dans la rue, ce samedi matin. Le parquet a décidé de sanctionner d’une ordonnance pénale le mis en cause avec une amende de 400 euros. Il a été remis en liberté.