Patrice Quarteron se filme en direct au commissariat d’Évry avant d’être placé en garde à vue pour menaces


Patrice Quarteron s'est filmé en direct dans le commissariat d'Évry avant d'être placé en garde à vue. (capture écran vidéo Facebook)

L’ex-boxeur Patrice Quarteron a été placé en garde à vue au commissariat d’Évry (Essonne) ce jeudi, avant d’être remis en liberté quelques heures plus tard. Il a filmé le moment où il a été interpellé, les images ont été diffusées en direct sur Facebook.

Son passage au commissariat d’Évry n’est pas passé inaperçu. Patrice Quarteron était en colère et a notamment reproché aux policiers la lenteur de l’enquête concernant les coups de feu qui ont visé son domicile de Corbeil-Essonnes, en janvier dernier.

Le colosse d’1,98 m pour 120 kg a diffusé une vidéo en direct sur Facebook alors qu’il était toujours à l’accueil de l’hôtel de police, très énervé. « Depuis plusieurs mois, j’essaie de rester calme avec la police mais on me prend pour un imbécile. On a tiré chez moi, où il y avait trois enfants, à la Kalachnikov. J’essaie de contacter ces gens mais la plupart me prennent pour un imbécile », lance-t-il, irrité.

L’ancien champion du monde de muay-thaï se retrouve ensuite devant le commissaire de police, qui reste calme. Le plaignant réitère alors son récit. « Je veux des réponses maintenant, je ne vais pas perdre mon temps avec vous ! Ça continue les menaces etc, vous attendez quoi ? Que je fasse la pute ? », s’emporte-t-il. « Maintenant vous allez me respecter ! », ajoute Patrice Quarteron. « Mettez votre masque », lui demande le policier.

« Si je vous tire dessus, vous n’allez pas vous calmer ! »

S’en suit un échange avec un autre fonctionnaire qui cherche à déterminer s’il est venu déposer une nouvelle plainte ou s’il s’agit d’une suite de la précédente. « C’est une nouvelle plainte ! », insiste l’ex-boxeur, très remonté. « Monsieur il va falloir vous calmer », demande l’un des policiers.


« Si je vous tire dessus, vous n’allez pas vous calmer ! », lance ensuite Patrice Quarteron. Il est alors interpellé et visiblement menotté, sans opposer de résistance. Ce dernier a bien été placé en garde à vue à 14h40 pour « menace de mort sur personne dépositaire de l’autorité publique » et « atteinte à l’intimité de la vie privée » précise-t-on de source policière. L’homme âgé de 41 ans a été remis en liberté sur décision du parquet à 18h30, le temps que l’enquête se poursuive.

Patrice Quarteron en a alors profité pour faire, comme à son habitude, plusieurs vidéos en direct sur Facebook dans lequelles il a continué à demander des explications, critiquant l’attitude du commissaire de police et l’accusant d’avoir menti sur le motif de son interpellation.

Un tweet au Premier ministre

L’ex-boxeur revient ensuite sur le tweet qu’il a fait la veille au Premier ministre, Jean Castex : « Je vous ai envoyé un tweet hier, comment ça se fait qu’on tire chez moi, il ne se passe rien ? Plutôt que faire vos plateaux télé… Je ne vous ai pas demandé de me recevoir, je suis une personne lambda. Je demande juste à avoir la même justice, vous comprenez ? »

Des tirs signalés en juin

Il y a quelques semaines, dans la nuit du 20 au 21 juin, peu avant 1 heure, Patrice Quarteron avait fait appel à la police suite à des détonations devant son domicile.

Cette nuit-là, il s’était aussi exprimé en direct dans un nouveau Facebook live alors qu’il appelait le commissariat, tout en mettant en cause l’enquête concernant les précédents tirs en janvier : « On a tiré à plusieurs reprises chez moi, et il n’y a jamais rien eu ! ».