Policier tué à Avignon : le tueur présumé et son complice ont 19 et 20 ans, ils sont déjà connus de la justice


Éric Masson était pacsé et père de deux filles en bas âge.

Les deux suspects principaux dans l’enquête sur le meurtre du policier Éric Masson sont âgés de 19 et 20 ans a annoncé le procureur de la République, dans une conférence de presse, ce lundi après-midi. Ils sont déjà connus des services de police. Ils seraient restés cachés plusieurs jours dans une cave à Avignon.

Quatre personnes sont toujours en garde à vue ce lundi soir et interrogés par les enquêteurs du SRPJ de Montpellier. Le meurtrier présumé, son complice ont été interpellés, ce dimanche soir, au péage de Remoulins (Gard) sur l’autoroute A9. L’homme qui était au volant de la voiture a été arrêté au même moment. Les trois hommes ont été placés en garde à vue. Ce lundi matin, la sœur du suspect principal a été placée en garde à vue à son tour. « L’auteur présumé des coups de feu » a été identifié, a d’abord déclaré le procureur de la République, Philippe Guémas, lors de sa conférence de presse.

« Les deux personnes interpellées sont toutes les deux très jeunes et ont déjà été condamnées plusieurs fois pour violences et usage de stupéfiants », a ajouté le magistrat. Les deux mis en cause sont âgés de 19 et 20 ans. Ils se dirigeaient vers l’Espagne lorsque les policiers de la BRI les ont arrêtés. « L’enquête a connu une évolution significative ce week-end (…) Elle a permis d’apprendre que les deux personnes recherchées étaient susceptibles de se rendre en Espagne. Elles ont pu être localisées par les brigades d’intervention de Marseille et Montpellier », a expliqué le procureur.

Un ADN sur un étui

Les deux suspects principaux auraient été identifiés grâce à des témoignages mais également grâce à un ADN qui a été relevé sur l’étui d’une des cartouches qui a tué Éric Masson selon LCI. Un travail de téléphonie a également été réalisé.

Le conducteur de la voiture, un homme d’une cinquantaine d’années, est également interrogé par les enquêteurs. « Son profil est quelque peu différent », a souligné Philippe Guémas. Les investigations permettront de déterminer son niveau d’implication dans cette affaire, notamment s’il avait connaissance des faits reprochés aux deux suspects. La sœur du tireur présumé est quant à elle soupçonnée d’avoir eu un rôle logistique pour aider les deux complices.

Éric Masson a été tué avec des « munitions très particulières » selon une source proche de l’enquête citée par Le Parisien. Les suspects étaient sous surveillance par les policiers et ont été interpellés à un moment qui a été jugé « opportun ». Par ailleurs, l’arme du crime n’a pas été retrouvée pour l’heure et ce, malgré les perquisitions menées ce lundi ajoute le quotidien francilien.

Cachés dans une cave

Au cours de leurs recherches, les enquêteurs sont parvenus à localiser l’endroit où se cachaient le tueur présumé et son complice. Une cave située à Avignon selon BFMTV. Ils y sont restés plusieurs jours. De la nourriture et des boissons y avaient été stockées. En outre, selon RMC, la sœur du tueur présumé a fait un aller-retour en Espagne ce week-end.

Le suspect principal nie les faits

L’avocat du mis en cause principal, Me Louis-Alain Lemaire, a précisé ce lundi après-midi que son client « se dit totalement étranger aux faits qui lui sont reprochés. Il est abattu, étonné et quand il a été arrêté, il a cru qu’on était en train de l’enlever ». Les mis en cause doivent être déférés ce lundi soir devant la justice.

Un hommage sera rendu à Éric Masson ce mardi après-midi à Avignon, lors d’une cérémonie qui sera présidée par le Premier ministre Jean Castex et le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.