Professeur décapité : le terroriste aurait écrit son intention de régler le problème «à sa manière» à Brahim C. et Sefrioui


Des policiers implantés sur le périmètre de sécurité ce vendredi soir à Conflans-Sainte-Honorine. (image Clément Lanot)

Le terroriste, Abdoullakh Anzarov, aurait affirmé ses intentions à Brahim C. et Abdelhakim Sefrioui.

Les investigations se poursuivent dans le cadre de l’enquête sur l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine. Selon Le Parisien, Les policiers de la SDAT et la DGSI qui sont en charge du dossier, ont découvert que le terroriste Abdoullakh Anzarov a passé un appel téléphonique à Brahim C., le père d’une élève de 4ème qui avait Samuel Paty comme enseignant, et qui est à l’origine d’une vidéo sur les réseaux sociaux critiquant le professeur.

Un appel peu avant l’attentat dont on ne sait pas à ce stade, si le destinataire a répondu. Brahim C. avait laissé son numéro de téléphone dans sa vidéo afin d’être contacté facilement.

Un message où il évoque ses intentions

Le terroriste serait allé plus loin. Selon LCI, il aurait écrit, avant l’attaque, à Brahim C. mais également à Abdelhakim Sefrioui, cet homme fiché S et inscrit au FSPRT qui avait accompagné le parent d’élève au collège pour se plaindre de Samuel Paty, et qui s’était lui aussi exprimé dans une vidéo, traitant l’enseignant de « voyou ». L’assaillant leur aurait fait part de son intention de venger le prophète et de régler le problème « à sa manière ». Les deux hommes n’ont jamais alerté la police à ce sujet. Ces derniers sont toujours en garde à vue ce mardi matin.

Par ailleurs, des proches d’Abdoullakh Anzarov ont indiqué que ce dernier avait changé de comportement ces derniers temps et qu’ils évoquaient régulièrement les vidéos de Brahim C. et Abdelhakim Sefrioui relate Le Parisien.


Deux fois 150 euros pour qu’on lui désigne Samuel Paty

Le tueur se trouvait déjà devant le collège du Bois d’Aulne de Conflans, vers 16 heures le jour de l’attaque. Il a abordé au moins deux collégiens pour leur proposer deux fois 150 euros précise le quotidien francilien. Le terroriste souhaitait savoir à quoi ressemblait Samuel Paty et donc pouvoir l’identifier en vue de son acte macabre.

L’un des élèves, âgé de 14 ans, a expliqué aux enquêteurs au cours de sa garde à vue qu’il avait pressenti qu’Abdoullakh Anzarov avait des intentions malveillantes, car il a évoqué les caricatures de Charlie Hebdo. Il n’imaginait toutefois pas que cet homme avait l’intention de tuer l’enseignant selon son récit.

Avant d’être remis en liberté, le collégien a également raconté qu’il avait partagé cet argent avec des camarades. Ils auraient ensuite désigné Samuel Paty au terroriste, devant l’établissement, alors que le professeur prenait la direction de son domicile. Les adolescents concernés ont été placés en garde à vue à leur tour. Au total, quinze personnes sont actuellement interrogées par les policiers.