Rennes : Un policier soupçonné d’avoir détourné des dizaines d’armes à feu saisies


Illustration © Actu17

Ce sont des adolescents qui ont découvert la cache d’armes par hasard.


Un fonctionnaire exerçant au sein de la Police Judiciaire de Rennes a été mis en examen dans le cadre d’une information judiciaire pour « infractions à la législation sur les armes et association de malfaiteurs », révèle Europe 1. Le policier, âgé de 59 ans, a été placé sous contrôle judiciaire.

Ce sont les gendarmes de la section de recherches de Rennes qui mènent les investigations pour le volet judiciaire et l’Inspection Générale de la Police Nationale (IGPN) pour le volet administratif de cette affaire.

20 fusils, 80 armes de poing et des munitions

L’affaire est peu banale. Elle a débuté lors de la découverte d’une cache d’armes par des adolescents, dans un hangar agricole de Beignon (Morbihan). La mère de l’un d’eux a alerté les gendarmes, qui ont ainsi saisi un véritable arsenal : 20 fusils, 80 armes de poing et des munitions.

« Quand mon fils est rentré le soir à la maison, je lui ai fait les poches car je pense qu’il fume. C’est là que j’ai vu les cartouches », raconte la mère de famille au Télégramme. Son fils lui a alors raconté sa découverte faite alors qu’il jouait au football avec ses amis.

Des armes qui avaient été saisies

L’enquête des gendarmes les a conduits à un policier. Certaines des armes découvertes avaient été saisies dans le cadre d’affaires judiciaires et étaient censées avoir été détruites.

Lors des investigations, deux hommes se sont présentés d’eux-mêmes aux gendarmes. Il s’agit du propriétaire du hangar abritant la cache d’armes et d’un fonctionnaire de police. Lors de leurs auditions, les deux hommes ont reconnu les faits qui leur sont reprochés en justifiant être des collectionneurs d’armes.

Perquisition dans les locaux de la Police Judiciaire

Dans le même temps, les enquêteurs ont procédé à une perquisition dans les bureaux de la Police Judiciaire de Rennes.

Les investigations devront notamment démontrer si les armes étaient destinées à la revente ou bien à la collection. Selon le procureur de la République toutefois, « la piste terroriste est totalement exclue ».