Retraitée décapitée à Agde : Jean-Michel Moulun mis en examen et écroué

Le suspect, Jean-Michel Moulun, en mars 2014, interrogé par La Sambre. (capture écran/Dailymotion)

Jean-Michel Moulun a été mis en examen et placé en détention provisoire pour « assassinat » a annoncé le procureur de la République de Béziers, Raphaël Balland, ce samedi soir. L’ancien boxeur professionnel est accusé d’avoir décapité Evelyne Kedissa, 77 ans, à son domicile mercredi à Agde (Hérault).

Au terme de 48 heures de garde à vue, le tueur présumé d’une retraitée de 77 ans à Agde a été écroué après avoir été mis en examen pour « assassinat » et « vol dans une habitation », a précisé le procureur de la République, Raphaël Balland, lors d’une conférence de presse.

Le magistrat a évoqué les « nombreux éléments » recueillis par les enquêteurs de la police judiciaire de Montpellier, qui sont « susceptibles de [le] mettre gravement en cause ». Un homme au gabarit et aux chaussures similaires au suspect, portant « des gants en latex et un grand couteau », a été vu sur « des vidéos de surveillance à l’intérieur du domicile » de la défunte, quelques heures avant la découverte du corps. De plus, l’ADN de la victime a « été retrouvé sur des traces de sang sur des chaussures saisies lors de la perquisition chez le suspect ». Des sacs de courses que la septuagénaire avaient fait ce mercredi, ont aussi été retrouvés au domicile du quinquagénaire. Enfin, le véhicule du tueur présumé a été filmé par les vidéosurveillances « à proximité immédiate du domicile de la victime » aux horaires où le crime a été commis.

Des « troubles importants de la mémoire »

Le mis en cause, ancien boxeur professionnel, a de son côté affirmé qu’il n’avait aucun souvenir du crime, ayant des troubles de la mémoire selon ses explications. Raphaël Balland a souligné que Jean-Michel Moulun souffrait de « troubles importants de la mémoire ». « Les enquêteurs ont trouvé chez lui de très nombreux post-it qui lui servaient de pense-bête pour se rappeler ce qu’il devait faire à chaque moment de la journée », a-t-il mentionné.

Les motivations de Jean-Michel Moulun devront être éclaircies lors de la suites des investigations. A-t-il agi pour se venger ? Son épouse était la femme de ménage de la défunte, chez qui il effectuait également des petits travaux. « Au cours de l’année 2020, la victime avait renvoyé cette femme de ménage, soupçonnant son mari, le gardé à vue, de lui avoir dérobé de l’argent alors qu’il effectuait également chez elle des petits travaux », a détaillé le procureur de la République dans un communiqué ce vendredi. Le suspect avait par ailleurs été condamné à trois reprises par la justice, par le passé.