Rhône : Tous les policiers des brigades de nuit de Givors sont en arrêt maladie


Le commissariat de Givors. (capture écran Google view)

Les brigades de nuit du commissariat de Givors (Rhône) sont à l’arrêt depuis la nuit de jeudi à vendredi. L’ensemble des policiers sont en effet en arrêt maladie. Ces derniers dénoncent un manque d’effectifs et un management inadapté.

Fatigue, ras-le-bol, sous-effectifs… Les policiers de nuit de Givors n’en peuvent plus. Ils ont d’ailleurs tous consulté leur médecin qui leur a prescrit un arrêt maladie à chacun. Aucun fonctionnaire n’a travaillé dans la nuit de jeudi à vendredi indique Pierre Tholly, secrétaire régional du syndicat Alliance Police Nationale, cité par France 3.

« Un manque d’effectif récurrent, allié à un management local souvent contestable a plongé ce commissariat dans le marasme général », explique le syndicat dans un communiqué ce vendredi. « Les policiers givordins se sentent abandonnés par leur administration et lancent un véritable appel à l’aide », est-il également écrit.

Un « burn-out général »

Pierre Tholly qui évoque un « burn-out général », fait aussi état d’un « management local difficile ». « C’est un appel au secours. Les agents sont exténués, ils ont moins de congés, et l’ambiance est lourde », explique-t-il au média.

Plusieurs zones de sécurité prioritaire (ZSP) sont présentes à Givors. Les policiers du commissariat dénoncent un manque d’effectifs chronique et des interventions bien trop nombreuses. « Une fois, il a fallu fermer carrément le commissariat pour que les agents administratifs viennent prêter main forte à une équipe sur le terrain », confie un autre membre du syndicat.


Par ailleurs, la commune n’a pas fait l’objet d’une création d’une Police de sécurité du quotidien (PSQ), à l’inverse du commissariat de Vénissieux ou de celui du VIIIe arrondissement de Lyon.

La municipalité a déjà réclamé davantage de policiers

La mairie de Givors rappelle qu’elle a interpellée la préfecture à plusieurs reprises « pour demander plus d’effectifs », en vain. La commune dispose de six policiers municipaux qui ne sont pas armés et ne travaillent pas la nuit.

De son côté, la Direction départementale de la sécurité publique du Rhône (DDSP 69) a ouvert une enquête afin de déterminer « les éventuels problèmes au sein de ce commissariat, et les motifs précis de ce mouvement ». Dans le même temps, la DDSP a rappelé qu’un problème de « sous-effectifs général » était présent à Lyon.

Les policiers des communes voisines ont assuré les interventions à Givors la nuit dernière, ce qui pourrait de nouveau être le cas la nuit prochaine.