Saint-Étienne : Des adolescents qui préparaient un attentat contre l’hôtel de police condamnés à des peines de prison


L'Hôtel de police de Saint-Etienne. (photo Google)

Deux jeunes filles qui prévoyaient de commettre une attaque terroriste contre l’hôtel de police de Saint-Étienne (Loire), ainsi qu’un adolescent, viennent d’être condamnés par la justice.

Elles avaient été interpellées les 9 et 10 novembre 2018, alors qu’elles projetaient un attentat contre l’hôtel de police de Saint-Étienne. Deux adolescentes, âgées à l’époque de 14 et 17 ans, ont été condamnées mardi dernier par le tribunal pour enfants, rapporte France Bleu. Un jeune homme qui leur avait fourni des vidéos de propagande de l’État islamique (EI) a aussi été jugé lors de cette audience.

Leurs arrestations avaient été opérées par la police judiciaire de Saint-Étienne. Elles avaient été rendues possibles après un appel des proches de la plus jeune mise en cause au numéro vert du Centre national d’assistance et de prévention de la radicalisation (CNAPR).

Une attaque au couteau

Lors de ses auditions, cette dernière avait rapidement reconnu avoir voulu attaquer l’hôtel de police avec des couteaux, pour « mourir en martyr ». Celle-ci souffrait de troubles psychologiques.

Sa complice plus âgée, et qui avait visiblement de l’ascendant sur sa comparse, était passée aux aveux plus difficilement. Une information judiciaire avait été ouverte le 11 novembre 2018 pour « association de malfaiteurs en vue de commettre un crime » et « apologie du terrorisme».


C’est dans ce cadre que les policiers ont découvert les actes préparatoires de l’attentat, notamment du repérage du lieu de l’attaque. Ils ont aussi mis au jour des consultations de nombreuses vidéos de propagande de l’État islamique (EI).

Les policiers ont réussi à déterminer que ces fichiers étaient envoyés aux mineures notamment par un autre adolescent de 17 ans, demeurant en Gironde. Ce dernier avait été interpellé dans la foulée et placé en garde à vue.

Une évolution positive de leur comportement

Tous trois comparaissaient mardi dernier pour leurs agissements. L’adolescente la plus âgée, originaire de l’Isère, a écopé d’une peine de 15 mois d’emprisonnement dont 10 mois avec sursis, la plus jeune originaire de Saint-Étienne à 10 mois avec sursis en raison de ses antécédents psychologiques. Enfin, le garçon a été condamné à 9 mois de prison avec sursis pour « apologie du terrorisme », précise Le Progrès.

Des sanctions relativement légères, en concordance avec les réquisitions du parquet, qui reflètent l’évolution de leur comportement depuis les faits survenus deux ans auparavant. Une évolution dans le bon sens, rendue possible grâce à un important travail de suivi mené par la protection judiciaire de la jeunesse, a indiqué le ministère public.