Seine-et-Marne : Attaqués par une cinquantaine d’individus, les policiers visés par des tirs de mortiers d’artifice


Les policiers ont été attaqués par une cinquantaine d'individus ce dimanche soir à Mée-sur-Seine. (capture écran vidéo/DR)

Les policiers ont été violemment pris à partie au Mée-sur-Seine, près de Melun (Seine-et-Marne), par une cinquantaine d’individus.

Soirée de violences urbaines au Mée-sur-Seine ce dimanche. Les forces de l’ordre sont intervenues dans l’allée de la gare alors que le tournage d’un clip de rap était en cours explique Le Parisien. Le tout en plein confinement donc. Selon une source policière, des tirs de mortiers d’artifice avaient également été signalés sur les immeubles.

Lorsqu’ils sont arrivés, les policiers ont rapidement été attaqués par une cinquantaine d’individus hostiles à leur présence. Les forces de l’ordre ont été visées par de très nombreux tirs de mortiers et des renforts ont été demandés. Les fonctionnaires ont tenté d’interpeller l’un des agresseurs mais celui-ci s’est rebellé, hurlant à ses amis d’intervenir pour empêcher son arrestation.

Des grenades de désencerclement

Les policiers sont tout de même parvenus à interpeller le mis en cause, qui leur a porté des coups. L’homme a été placé en garde à vue. Les forces de l’ordre ont dû faire usage de grenades de désencerclement pour riposter et disperser leurs agresseurs. Le calme est finalement revenu peu après 21 heures. Un véhicule de police a été dégradé mais aucun blessé n’est à déplorer.

Le pare-brise d’un véhicule de police a été brisé par les agresseurs. (photo Alliance 77)

« Niquez vos mères ! »

Selon Christophe Gonzalez, secrétaire régional du syndicat Alliance Police Nationale, les jeunes qui s’en sont pris à ses collègues, protestaient contre le confinement. Le syndicaliste précise également que les agresseurs avaient un stock important de mortiers d’artifice. Ils étaient « une centaine » au total affirme-t-il.


Une vidéo amateur diffusée sur les réseaux sociaux montre des individus faisant usage de mortiers, dans un climat d’affrontement. « Niquez vos mères ! », peut-on entendre à plusieurs reprises. « Pas de confinement chez nous », est-il écrit sur cette story venant de Snapchat. Deux suspects au total ont été interpellés précise Christophe Gonzalez.