Slogans «un flic suicidé est à moitié pardonné» : peines de prison avec sursis pour des étudiants


Illustration. (Shutterstock)

Quatre étudiants ont été condamnés à une peine de prison avec sursis pour outrage. Ces derniers ont été reconnus coupables d’avoir chanté des slogans faisant l’éloge du suicide de policiers, à Montpellier, en avril dernier.

Les faits s’étaient déroulés le 29 avril devant le palais de justice de Montpellier (Hérault). Une cinquantaine d’individus s’étaient rassemblés pour soutenir un homme jugé pour huit faits de dégradations durant des manifestations de Gilets jaunes, entre le 16 février et le 23 mars, ainsi que pour rébellion. Le prévenu avait écopé d’une peine de 4 ans de prison ferme avec mandat de dépôt.

Après l’énoncé du verdict, plusieurs individus présents devant le tribunal s’étaient rapprochés des policiers placés en sécurisation et avaient chanté des slogans qui évoquaient le suicide de la capitaine de police qui s’est donné la mort le 18 avril dernier dans les locaux de la sûreté départementale : « Elle est où, elle est où la
capitaine… Elle a chargé… pan, pan, pan… » ou « un flic suicidé est à moitié pardonné. Un jour, ça va être votre tour ! ».

3 mois de prison avec sursis

Quatre suspects avaient été interpellés le 14 mai avant d’être placés en garde à vue et déférés. Le délibéré du tribunal correctionnel de Montpellier a été rendu ce jeudi : les deux jeunes femmes et les deux jeunes hommes ont été condamnés à 3 mois de prison avec sursis pour outrage. Ils ont également été condamnés à verser 500 euros à chacun des huit policiers qui se sont portés parties civiles ainsi que 500 euros au syndicat de police Alliance.

Le syndicat a indiqué qu’il allait reverser les 500 euros de dommages et intérêts à la famille de la capitaine de police de Montpellier qui s’est donné la mort en avril.


Lors du jugement à la fin du mois de juin, le procureur de la République avait requis 8 mois de prison avec sursis et 300 euros d’amende à l’encontre des quatre étudiants. Ces derniers n’ont pas encore décidé s’ils allaient faire appel de leur condamnation a indiqué Me Florence Rosé, l’avocate de trois d’entre eux.