Un an de prison ferme requis contre Jawad Bendaoud pour des menaces de mort sur une victime du 13-Novembre.


(Capture écran Twitter)

Jawad Bendaoud, connu également sous le surnom du « logeur de Daech », comparaissait ce mercredi devant la cour d’appel de Paris pour des menaces de mort sur une victime du 13-Novembre.

Le parquet a requis une peine d’un an de prison ferme contre Jawad Bendaoud. Ce dernier était jugé en appel aujourd’hui pour avoir menacé de mort une victime du 13-Novembre, le 5 décembre dernier au Palais de justice de l’Île de la Cité.

La victime, Sarah Z., a été blessée par l’explosion de l’un des deux kamikazes du Stade de France lors des attentats, alors qu’elle travaillait dans un restaurant se trouvant à proximité.

Le 5 décembre dernier, elle était entendue en tant que partie civile dans le cadre du procès en appel de Jawad Bendaoud pour « recel de malfaiteurs terroristes ». L’audience avait été suspendue pour reprendre le lendemain.

« Je vais te retrouver. Tu es morte. Je vais te tuer. »

Les faits présumés se sont déroulées quelques minutes plus tard. Sarah Z. était alors revenue dans la salle d’audience, en pleurs, expliquant qu’elle venait d’être menacée de mort par M. Bendaoud, en ces termes : « Toi, je sais que tu habites à Saint-Denis. Je vais te retrouver. Tu es morte. Je vais te tuer. Après, si tu passes rue du Corbillon, tu vas voir ce que je vais te faire si je suis condamné. Jusqu’au jugement dernier, je ne te le pardonnerai pas ».


Le mis en cause a reconnu avoir parlé à la victime mais a nié l’avoir menacé. Jugé pour ces faits en comparution immédiate le 11 décembre dernier, Jawad Bendaoud avait écopé d’une peine de 6 mois de prison ferme avec mandat de dépôt. Son avocat avait rapidement fait appel.

« Cette fille a menti »

Jawad Bendaoud a donc fait face à la justice une nouvelle fois ce mercredi. Sarah Z. de son côté, n’était pas « en état psychologique » de se présenter face au tribunal à déclarer son avocat Me Seban.

Revenant sur les faits du 5 décembre, l’avocate générale a jugé les faits « inadmissibles » avant de détailler le lourd casier judiciaire du mis en cause et notamment sa situation de récidive après sa condamnation pour des violences envers sa compagne (1 an de prison avec sursis, ndlr). La magistrate a également évoqué l’attitude générale impulsive et violente de M. Bendaoud raconte Le Figaro.

« Vous ne pouvez pas déclarer Jawad Bendaoud coupable au regard de son attitude générale » a répondu son avocat Me Nogueras, lors de son plaidoyer. « Je n’ai jamais dit : « T’es morte », je n’ai jamais dit : « Je vais te tuer ». Cette fille a menti » s’est défendu Jawad Bendaoud à l’audience.

Délibéré le 27 mars

La présidente a annoncé que le délibéré serait rendu le 27 mars prochain, soit deux jours avant un arrêt important pour Jawad Bendaoud, celui de cette même cour d’appel de Paris concernant l’affaire de « recel de malfaiteurs terroristes », dans laquelle le mis en cause avait été relaxé en première instance. Le parquet avait fait appel.

Jawad Bendaoud est retourné en prison à l’issue de l’audience.